De violents combats ont opposé mardi 3 novembre les FARDC, appuyées par les Wazalendo, aux combattants du FRN/M23 dans plusieurs localités du territoire de Masisi. Un bilan provisoire fait état d’au moins quatre civils tués et d’une dizaine de blessés, selon des sources locales citées par Radio Okapi.
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Des affrontements survenus mardi dans les groupements de Nyamaboko et d’Ufamandu ont coûté la vie à au moins quatre civils, tandis qu’une dizaine d’autres personnes auraient été blessées.
D’après les informations rapportées par Radio Okapi, les combats ont éclaté tôt dans la matinée du 3 novembre dans les localités de Mirindano, à Nyamaboko 1er, ainsi qu’à Kazinga, Mahanga et Buhimba, dans le groupement de Nyamaboko 2.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, auraient lancé des offensives simultanées contre des positions occupées depuis plusieurs mois par les éléments du FRN/M23.
Les affrontements ont été marqués par des échanges de tirs et des bombardements à l’arme lourde. Selon les sources civiles et sécuritaires citées par le média, le bilan humain provisoire fait état de quatre morts et d’une dizaine de blessés dans les villages de Nyamaboko 2.
Des habitants contraints de fuir
À l’issue des combats, les FARDC et leurs alliés auraient repris le contrôle de la localité de Mirindano. Une grande partie de la population a toutefois quitté cette zone pour se mettre à l’abri des hostilités.
Ce mercredi 4 novembre, les lignes de front seraient stabilisées entre Mirindano et Kazinga. La situation reste néanmoins volatile, les deux camps demeurant positionnés face à face, avec un risque de reprise des affrontements.
Situés à plus de 70 kilomètres au nord-ouest de Goma, les groupements de Nyamaboko et d’Ufamandu font partie des zones régulièrement affectées par les combats dans le territoire de Masisi.
Le bilan communiqué reste provisoire et repose sur des sources locales rapportées par Radio Okapi. La situation humanitaire des populations déplacées ainsi que l’évolution des positions militaires restent à suivre.