Indignés par l’absence du directeur provincial du Parc national des Virunga (PNVi) et chef de site, Emmanuel de Merode, lors d’une rencontre prévue ce jeudi 22 octobre 2026, les représentants des communautés riveraines du parc dans le Grand Ruwenzori ont claqué la porte de la réunion. Ils exigent désormais un face-à-face avec le responsable du parc et accordent un moratoire de 72 heures pour la fixation d’un nouveau rendez-vous.
Cette rencontre devait permettre d’examiner les préoccupations des populations riveraines du PNVi et de ses institutions partenaires, à la suite des revendications formulées dans leur mémorandum du 15 octobre dernier. Les représentants concernés proviennent notamment des communes rurales de Kasindi, Lume et Bulongo, ainsi que des cinq groupements du secteur Ruwenzori.
Selon Bernard Muke, porte-parole de la Synergie des structures citoyennes du Grand Ruwenzori, les participants ont estimé que la rencontre ne pouvait répondre efficacement à leurs préoccupations en l’absence de leur principal interlocuteur. Ils ont ainsi exigé la présence d’Emmanuel de Merode ou d’un délégué dûment mandaté, disposant de la capacité de donner des réponses concrètes à leurs revendications.
Bernard Muke a toutefois réaffirmé la disponibilité des structures citoyennes à participer à une nouvelle rencontre avec les responsables habilités à examiner leurs préoccupations et à proposer des solutions. Il a précisé qu’un nouveau rendez-vous devrait être fixé dans un délai de 72 heures. À défaut, les représentants des communautés menacent d’organiser un sit-in et d’entreprendre d’autres actions pour faire aboutir leurs revendications.
Les représentants des communautés de Kasindi, Lume, Bulongo et du secteur Ruwenzori s’étaient pourtant déjà réunis dans la salle de réunion de la SICOVIR pour discuter de la conservation participative du PNVi et des retombées socio-économiques dont devraient bénéficier les populations riveraines.
Nzangura Kwavingiston