L’annonce de Washington sur son intention de retirer le Rwanda du programme commercial préférentiel AGOA, à compter du 1er janvier 2027, vient s’ajouter aux sanctions américaines visant le ministère rwandais de la Défense et une institution financière liée aux services de sécurité de Kigali. Pour Exodus Lukombo, cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions, ces décisions traduisent les retombées du plaidoyer diplomatique conduit par le président Félix Tshisekedi auprès des partenaires internationaux.
La pression américaine sur le régime de Paul Kagame prend une nouvelle dimension. Après les sanctions annoncées le 28 octobre 2026 contre le ministère rwandais de la Défense et la Zigama Credit and Savings Society, Washington a annoncé, le 2 novembre, son intention de mettre fin à la participation du Rwanda à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), un programme qui accorde aux pays africains éligibles un accès préférentiel au marché américain.
Une décision qui, aux yeux d’Exodus Lukombo, n’a rien d’anodin. Elle y voit le résultat des démarches diplomatiques entreprises par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour obtenir une reconnaissance internationale des responsabilités du Rwanda dans la crise sécuritaire persistante dans l’est de la RDC.
Pour cette cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions, il est particulièrement significatif de voir Washington envisager des mesures économiques contre Kigali, après plusieurs décennies durant lesquelles, estime-t-elle, le régime de Paul Kagame a bénéficié d’une relative impunité face aux accusations liées à la déstabilisation de la région des Grands Lacs.
Elle considère que cette évolution témoigne d’un changement dans le traitement international du dossier congolais. Selon elle, il a fallu l’engagement diplomatique de Félix Tshisekedi pour que les responsabilités du régime rwandais soient davantage prises en compte par les grandes puissances.
« Ce n’est pas anodin. Il n’y a pas de coïncidence. Ce sont les fruits du plaidoyer mené par le chef de l’État à travers une diplomatie agissante. Depuis plus de trente ans, le régime de Kagame n’avait jamais été inquiété de cette manière. Il a fallu qu’il y ait un président qui s’appelle Félix Tshisekedi pour que la communauté internationale commence à prendre des mesures contre ceux qui sont à la base de cette guerre », fait-elle valoir.
Exodus Lukombo estime ainsi que les sanctions américaines et la perspective de l’exclusion du Rwanda de l’AGOA constituent des signes supplémentaires de la portée des démarches diplomatiques congolaises. Elle encourage le président Félix Tshisekedi à poursuivre cet engagement sur les différents fronts, notamment diplomatique, militaire, médiatique et économique, pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC et obtenir le retour définitif de la paix dans sa partie orientale.
Elle appelle également les Congolais à faire preuve de solidarité derrière les institutions de la République et à soutenir les efforts engagés par le chef de l’État dans cette quête de paix et de souveraineté nationale.
Pour elle, la défense du territoire national reste une responsabilité collective qui exige une mobilisation autour des initiatives entreprises pour mettre fin à l’insécurité et rétablir durablement l’autorité de l’État dans les zones affectées par le conflit.