En déplacement en Tanzanie, la Première ministre Judith Suminwa a visité les installations portuaires de Dar es Salaam et de Kwala. La RDC dispose désormais de 45 hectares au sein de ce port sec pour y aménager son propre terminal logistique, destiné à faciliter le transit des marchandises et les exportations congolaises.
La République démocratique du Congo entend renforcer sa présence dans les circuits commerciaux de l’Afrique de l’Est. C’est dans cette perspective que la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, mardi 3 novembre, une visite de travail au port maritime de Dar es Salaam et au port sec de Kwala, en Tanzanie.
Au cours de cette mission, la cheffe du gouvernement s’est entretenue avec le ministre tanzanien des Transports, Makame Mbarawa, ainsi qu’avec les responsables de la Tanzania Ports Authority. Les échanges ont porté sur la fluidification du trafic des marchandises, l’amélioration des opérations portuaires et le renforcement de la coopération logistique entre les deux pays.
L’enjeu est important pour l’économie congolaise. Selon les données communiquées par la Primature, plus de 50 % du fret de transit traité par le port de Dar es Salaam est destiné au marché de la RDC. Cette infrastructure constitue ainsi l’une des principales portes d’entrée des marchandises à destination de l’Est et du centre-est du pays.
Un espace de 45 hectares pour les marchandises congolaises
L’un des principaux acquis évoqués lors de cette visite concerne la mise à disposition de 45 hectares à la RDC dans la plateforme logistique de Kwala, située dans le district de Kibaha, à environ 100 kilomètres de Dar es Salaam.
Cet espace doit accueillir un terminal congolais destiné à la réception, au stockage, au traitement et au dédouanement des marchandises avant leur acheminement vers le territoire national. Il devrait également servir aux opérations d’exportation, notamment celles des produits miniers congolais.
Pour Judith Suminwa, cette infrastructure permettra aux deux pays de mieux organiser leurs échanges commerciaux et de tirer profit de leur proximité géographique.
La Première ministre a également souligné que la coopération ne devait pas uniquement faciliter les importations congolaises. La Tanzanie pourra, elle aussi, disposer d’un espace dédié au traitement des marchandises exportées depuis la RDC.
Un projet qui attend sa concrétisation
La matérialisation de ce terminal nécessitera toutefois des investissements et des dispositions techniques et administratives. La délégation congolaise comprenait notamment le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, ainsi que plusieurs députés nationaux, associés à l’évaluation des installations et aux perspectives de financement.
Le député national Berthos Kabey, s’exprimant au nom de ses collègues, a salué leur participation à cette visite et annoncé un plaidoyer au Parlement pour que les moyens nécessaires soient prévus.
La mise en place de cette plateforme pourrait améliorer la maîtrise des flux commerciaux, réduire les délais de traitement des marchandises et renforcer la position de la RDC sur le corridor de Dar es Salaam. Reste désormais à traduire la mise à disposition de cet espace en un équipement opérationnel.