Dans une tribune consacrée aux relations entre la République démocratique du Congo et les États-Unis, Moussa Kalema Sangolo-Zaku, président national du Parti des Vertus Républicaines (PVR) et membre du Bureau politique du FCC, interpelle Washington et Kinshasa sur les enjeux du partenariat stratégique entre les deux pays. S’appuyant notamment sur le changement de majorité au Congrès américain, l’auteur soulève des questions relatives aux droits humains, à la gouvernance, à la transparence des accords miniers et à la gestion des ressources naturelles congolaises. Il appelle à ce que les intérêts géopolitiques et économiques des partenaires étrangers ne prennent pas le pas sur les aspirations du peuple congolais.
TRIBUNE
RDC–ÉTATS-UNIS : WASHINGTON PEUT-IL GARANTIR SES INTÉRÊTS MINIERS AU CONGO SANS CAUTIONNER LES DÉRIVES DU POUVOIR DE KINSHASA ?
Le basculement de la majorité au Congrès américain ouvre une nouvelle séquence politique et diplomatique. Entre les violations répétées des droits humains, les procès controversés, les condamnations à mort de responsables politiques et militaires, les soupçons de corruption et les interrogations sur la transparence des accords de Washington, Kinshasa pourrait faire face à un contrôle parlementaire américain plus exigeant. Mais les intérêts stratégiques de Washington l’emporteront-ils sur les exigences de démocratie, de justice et de transparence ?
Le paysage politique américain vient de connaître un bouleversement majeur. À l’issue des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, les démocrates ont remporté le contrôle des deux chambres du Congrès américain, aussi bien du Sénat que de la Chambre des représentants. Selon Reuters, cette victoire leur donne une nouvelle capacité de contrôle sur l’administration de Donald Trump et annonce deux années de cohabitation institutionnelle particulièrement délicates pour la Maison-Blanche.
Source : Reuters, 4 novembre 2026 – Les démocrates prennent le contrôle du Congrès.
Ce changement dépasse les frontières américaines. Il est susceptible de modifier les rapports de force diplomatiques, les mécanismes de contrôle de l’administration américaine et, par conséquent, les relations de Washington avec ses partenaires internationaux, notamment la République démocratique du Congo.
Pour Kinshasa, cette évolution mérite une attention particulière. Car derrière les discours sur le partenariat stratégique, la paix régionale et les investissements dans les minerais critiques, une question fondamentale demeure : quelle place les États-Unis accordent-ils réellement à la démocratie, aux droits humains, à la transparence et à la responsabilité dans leurs relations avec le pouvoir congolais ?
Les intérêts des États ne changent pas avec les alternances politiques, mais les moyens de les défendre peuvent changer.
1. Le nouveau Congrès américain : une occasion de contrôle et d’interpellation
Il serait naïf de croire que la victoire des démocrates entraînera automatiquement un changement radical de la politique américaine envers la RDC. La politique étrangère des États-Unis obéit à des intérêts stratégiques qui dépassent les clivages partisans.
Les minerais critiques, la compétition avec la Chine, la sécurité des chaînes d’approvisionnement, l’influence régionale et la stabilité des Grands Lacs demeurent des préoccupations majeures de Washington.
Toutefois, le Congrès américain dispose de prérogatives importantes. Il peut organiser des auditions, ouvrir des enquêtes parlementaires, interpeller les responsables de l’administration, contrôler l’utilisation des crédits publics et exercer une pression législative sur les orientations de la politique étrangère.
La nouvelle majorité démocrate pourrait ainsi demander des comptes à l’administration Trump sur ses engagements envers Kinshasa, les conditions de son partenariat avec les autorités congolaises et les conséquences de ses choix diplomatiques.
Il ne s’agit pas de prétendre que les parlementaires américains peuvent diriger la RDC ou choisir ses dirigeants. Il s’agit de rappeler qu’un partenariat stratégique ne saurait devenir un espace soustrait à toute exigence de responsabilité.
2. Droits humains : la coopération stratégique ne doit pas devenir un permis d’impunité
La situation des libertés publiques en RDC appelle une attention particulière.
Les arrestations et détentions de responsables politiques, les restrictions imposées aux journalistes, les pressions sur les voix critiques, les allégations de recours à des lieux de détention non officiellement reconnus et les inquiétudes relatives aux garanties judiciaires constituent autant de sujets qui méritent un examen indépendant.
Ces préoccupations ne relèvent pas uniquement des dénonciations de l’opposition congolaise.
Dans un communiqué du 12 mai 2026, Human Rights Watch a dénoncé la répression croissante des voix critiques en RDC, faisant état de harcèlements et d’arrestations arbitraires visant des journalistes, des activistes et des membres de l’opposition politique.
Le 22 mai 2026, à l’occasion de la visite de son directeur exécutif Philippe Bolopion en RDC, l’organisation a également dénoncé les arrestations et détentions arbitraires ainsi que la réapparition de sites de détention secrets à Kinshasa.
Ces préoccupations ne peuvent être balayées d’un revers de main au seul motif que le pays est confronté à une guerre dans sa partie orientale. La sécurité nationale est une obligation de l’État, mais elle ne saurait justifier la suspension des garanties fondamentales.
Sources : Human Rights Watch, 12 mai 2026 – Répression croissante des voix critiques ; Human Rights Watch, 22 mai 2026 – Répression accrue et impunité.
Un autre dossier interpelle particulièrement : celui de la justice militaire et des condamnations à mort prononcées contre des responsables politiques et militaires.
La condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila, le 30 septembre 2026, par la Haute Cour militaire, en son absence et sans représentation par un avocat, soulève de sérieuses interrogations au regard des garanties d’un procès équitable. Amnesty International et Human Rights Watch ont toutes deux relevé l’absence de représentation juridique de l’ancien président au cours de cette procédure.
Il ne s’agit nullement de soustraire une personnalité politique à la justice, ni de préjuger de son innocence ou de sa culpabilité. Toute personne, quelle que soit sa fonction passée ou présente, doit répondre des actes qui lui sont légalement imputés.
Mais la justice doit être indépendante, impartiale et respectueuse des droits de la défense. Elle ne peut devenir un instrument de neutralisation politique.
La même exigence doit s’appliquer aux militaires condamnés à mort, aux personnes poursuivies pour des faits liés à la sécurité de l’État et à toutes celles dont les conditions de détention suscitent des interrogations.
Nous ne pouvons pas davantage ignorer les allégations de décès suspects en détention. Chaque décès survenu sous la responsabilité des services de l’État doit faire l’objet d’une enquête indépendante, transparente et crédible. Les familles ont droit à la vérité, les victimes à la justice et la société à des explications.
Sources : Amnesty International – Rapport annuel 2026 sur la RDC ; Human Rights Watch – Rapport mondial 2026, chapitre RDC.
La gravité de ces questions justifie que le Congrès américain, les Nations unies et les mécanismes africains de protection des droits humains s’y intéressent.
3. Une initiative parlementaire américaine existe déjà : pourquoi ne pas lui donner suite ?
Il est particulièrement intéressant de relever qu’avant même les élections américaines, le sénateur démocrate Tim Kaine avait déposé, le 23 septembre 2026, la résolution S. Res. 881, demandant au département d’État américain de fournir des informations sur les pratiques de la RDC en matière de droits humains.
Cette initiative, inscrite dans le cadre de la section 502B(c) du Foreign Assistance Act de 1961, sollicite notamment des informations sur les arrestations arbitraires, les mauvais traitements, les disparitions forcées, les exécutions extrajudiciaires et les garanties des procès équitables.
Il importe de préciser que cette résolution a été renvoyée à la commission des Affaires étrangères du Sénat. Elle ne doit donc pas être présentée comme un texte déjà adopté. Elle constitue néanmoins une démarche parlementaire formelle et un point d’entrée institutionnel important.
La nouvelle majorité démocrate dispose désormais d’une occasion de donner une suite concrète à cette démarche, d’examiner la situation congolaise et, le cas échéant, d’exiger les informations sollicitées auprès du département d’État.
Il serait souhaitable que les responsables américains ne se contentent pas de déclarations diplomatiques générales, mais s’intéressent aux situations individuelles, aux responsabilités institutionnelles et aux mécanismes qui permettent ou favorisent les violations des droits fondamentaux.
La protection des droits humains ne devrait jamais dépendre de la proximité diplomatique entre deux gouvernements.
Source officielle : Congrès américain – S. Res. 881, déposée le 23 septembre 2026, texte intégral sur GovInfo.
4. Les accords de Washington : la transparence doit être réciproque
Le deuxième grand enjeu concerne les accords de Washington du 4 décembre 2025.
Présentés comme un cadre de paix et de prospérité entre la RDC et le Rwanda, sous l’impulsion des États-Unis, ces accords comportent également une dimension économique importante : investissements, infrastructures, minerais stratégiques, intégration économique régionale et sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Washington poursuit naturellement ses intérêts. Les États-Unis cherchent à diversifier leurs approvisionnements en minerais critiques et à réduire leur dépendance stratégique, notamment vis-à-vis de la Chine.
Cette ambition est compréhensible. Aucun État ne saurait reprocher à une autre puissance de défendre ses intérêts économiques.
Mais le Congo doit également défendre les siens.
Une question fondamentale mérite donc d’être posée : la transparence exigée dans les chaînes d’approvisionnement en minerais sera-t-elle également appliquée aux contrats, aux concessions, aux bénéficiaires économiques, aux engagements financiers et à la gestion des revenus perçus par l’État congolais ?
La transparence ne peut être une exigence imposée uniquement aux circuits miniers liés aux groupes armés ou aux réseaux de contrebande. Elle doit commencer par les institutions publiques et les opérateurs qui concluent des accords au nom de la République.
Nous devons connaître les actifs stratégiques proposés aux partenaires américains, les conditions financières des engagements, les avantages accordés, les obligations réciproques et les mécanismes de contrôle.
Nous devons également savoir quelle part de la richesse produite reviendra effectivement à la population congolaise.
Le partenariat stratégique RDC-USA ne peut se mesurer uniquement à la quantité de minerais exportés ou aux investissements annoncés. Il doit aussi se mesurer aux emplois créés, aux infrastructures réalisées, aux recettes publiques mobilisées, aux transferts de compétences et à l’amélioration des conditions de vie des Congolais.
Le département américain du Trésor a déjà pris, le 25 juin 2026, des sanctions contre une raffinerie d’or rwandaise et un réseau impliqué dans le commerce illicite de minerais provenant de l’Est de la RDC et acheminés vers le Rwanda, en coordination avec le M23 soutenu par Kigali.
Dans son communiqué, le Trésor américain précise que cette action vise notamment à renforcer la transparence des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, conformément au cadre économique régional associé aux accords de Washington.
Cette démarche montre que Washington dispose de moyens pour agir lorsque les engagements de transparence et de lutte contre le commerce illicite sont menacés.
Mais la question demeure : cette même exigence sera-t-elle appliquée à tous les acteurs, sans distinction, y compris lorsque les problèmes concernent la gouvernance, la gestion des ressources et les pratiques des institutions congolaises ?
Nous ne demandons pas aux États-Unis de gérer le Congo à notre place. Nous demandons que leur partenariat avec notre pays ne se construise pas au détriment de notre peuple.
Source officielle : Département du Trésor américain, 25 juin 2026 – Sanctions contre un réseau impliqué dans le commerce illicite de minerais de conflit.
Il convient également de relever que la Première ministre Judith Suminwa a réuni, le 13 octobre 2026, les membres du gouvernement concernés pour renforcer le suivi du partenariat stratégique RDC-USA. Les discussions ont notamment porté sur le Grand Inga, le corridor de Lobito, les actifs stratégiques proposés à la partie américaine, la sélection des projets prioritaires et les travaux du comité de pilotage conjoint.
Cette communication officielle de la Primature confirme l’importance économique et stratégique du partenariat. Elle renforce également la nécessité d’un suivi public de ses engagements, de ses réalisations et de ses retombées pour la population.
Source : Primature de la RDC, 13 octobre 2026 – Suivi du partenariat stratégique RDC-USA.
5. Corruption, détournements et mauvaise gouvernance : le peuple congolais ne peut être le grand absent du partenariat
La RDC traverse une période où les préoccupations relatives à la gestion des finances publiques, aux dépassements budgétaires, aux procédures d’urgence, aux marchés publics et à l’utilisation des ressources nationales prennent une dimension particulièrement préoccupante.
Les révélations et accusations concernant des dépenses publiques, des paiements controversés et des avantages accordés à des personnes ou structures liées aux cercles du pouvoir doivent être examinées par les institutions compétentes.
Les chiffres avancés dans certains dossiers doivent être vérifiés, les responsabilités établies et les éventuelles infractions poursuivies conformément à la loi.
Il ne suffit pas de proclamer la lutte contre la corruption dans les discours officiels. Il faut des mécanismes de contrôle indépendants, une justice qui ne sélectionne pas ses dossiers et des institutions capables de demander des comptes aux plus hauts responsables.
Un État ne peut prétendre attirer des investissements internationaux de grande envergure tout en laissant planer des doutes persistants sur la traçabilité de ses dépenses publiques et la gestion de ses ressources.
Le peuple congolais ne demande pas des privilèges. Il demande que les richesses de son pays contribuent à son bien-être.
L’eau, les minerais, les terres arables, les forêts et le potentiel énergétique de la RDC ne sont pas la propriété d’un pouvoir politique ou d’une génération de dirigeants. Ils constituent un patrimoine national dont la gestion engage également les générations futures.
6. La guerre avec l’Iran : le nouveau Congrès pourra-t-il imposer des limites à la Maison-Blanche ?
Le changement de majorité au Congrès américain intervient également dans un contexte international marqué par la confrontation avec l’Iran.
Cette guerre, qui dure depuis huit mois selon les informations rapportées le 5 novembre 2026 par Associated Press, a lourdement pesé dans le débat politique américain. La hausse des prix de l’énergie et les conséquences économiques du conflit ont contribué au mécontentement électoral contre l’administration Trump. Le président lui-même a reconnu que cette guerre avait pénalisé son camp lors des élections.
Source : Associated Press, 5 novembre 2026 – Les conséquences de la guerre contre l’Iran après la défaite électorale républicaine.
Les démocrates ont désormais la possibilité de renforcer le contrôle parlementaire sur les opérations militaires, les dépenses engagées, les objectifs poursuivis et les fondements juridiques des interventions américaines.
Ils peuvent organiser des auditions, proposer des restrictions budgétaires et chercher à encadrer davantage les pouvoirs de guerre du président.
Cependant, il serait excessif de croire qu’une majorité parlementaire suffit à mettre immédiatement fin à un conflit. Le président américain conserve des prérogatives importantes en matière de politique étrangère et de commandement militaire.
Il faut également éviter une lecture trop simpliste de l’histoire américaine. Les administrations démocrates comme républicaines ont, à différentes périodes, engagé, prolongé ou intensifié des opérations militaires à l’étranger. La paix ne constitue pas le monopole d’un parti, pas plus que la guerre ne saurait être imputée à une seule famille politique.
Ce qui importe aujourd’hui, c’est la capacité du Congrès à exercer effectivement son rôle de contrôle et à empêcher que les décisions militaires échappent durablement à tout examen démocratique.
Cette question concerne également la RDC. Un pays qui aspire à la paix ne peut que souhaiter que les grandes puissances privilégient le règlement diplomatique des conflits et le respect du droit international.
7. Le Congo doit cesser de confondre souveraineté et protection de l’impunité
Il existe une contradiction que nous devons avoir le courage de souligner.
La souveraineté nationale est régulièrement invoquée pour répondre aux critiques extérieures. Pourtant, cette souveraineté appartient au peuple, et non aux gouvernants qui exercent temporairement le pouvoir en son nom.
Elle ne saurait être utilisée pour soustraire les institutions au contrôle citoyen, les responsables publics à l’obligation de rendre compte ou les services de sécurité au respect de la loi.
De la même manière, la coopération internationale ne doit pas devenir un moyen de légitimer des pratiques contraires aux principes démocratiques.
Le Congo n’a pas besoin d’une tutelle étrangère. Il a besoin d’institutions fortes, indépendantes et crédibles, capables de garantir les droits de tous les citoyens, y compris ceux qui contestent le pouvoir.
C’est pourquoi nous invitons la nouvelle majorité du Congrès américain à examiner avec sérieux la situation congolaise, à suivre l’application des accords de Washington et à veiller à ce que les engagements stratégiques des États-Unis ne soient pas dissociés des exigences de transparence et de respect des droits humains.
Nous demandons également que les mécanismes internationaux de suivi de la situation des droits humains en RDC soient renforcés et que les allégations de violations graves fassent l’objet d’investigations indépendantes.
Conclusion : le peuple congolais n’est pas une variable d’ajustement des intérêts géopolitiques
Le changement de majorité au Congrès américain constitue une nouvelle donne institutionnelle. Il ne garantit ni un changement automatique de la politique américaine en RDC ni une remise en cause immédiate des relations entre Washington et Kinshasa.
Mais il ouvre un espace supplémentaire de contrôle, d’interpellation et de responsabilité.
Les États-Unis ont le droit de défendre leurs intérêts stratégiques. Le Congo a le devoir de défendre les siens.
Ces deux exigences ne sont pas incompatibles. Elles ne peuvent cependant coexister durablement si la recherche des minerais stratégiques prend le pas sur les droits fondamentaux, si les investissements se développent sans transparence et si la stabilité politique est confondue avec le silence imposé aux citoyens.
Nous ne demandons pas à Washington de choisir les dirigeants congolais. Nous lui demandons de ne pas sacrifier les aspirations démocratiques du peuple congolais sur l’autel de ses intérêts géopolitiques.
Nous ne demandons pas aux parlementaires américains de se substituer à nos institutions. Nous leur demandons d’exercer pleinement leurs prérogatives de contrôle sur les engagements de leur propre gouvernement.
Et nous rappelons aux dirigeants de Kinshasa qu’aucun partenariat international, aussi stratégique soit-il, ne peut remplacer la légitimité populaire, la justice indépendante et la bonne gouvernance.
La paix ne se construit pas uniquement par des accords signés dans les capitales étrangères. Elle se construit aussi par la justice, la vérité, la sécurité des citoyens, la transparence dans la gestion publique et le respect des libertés.
Le Congo ne doit être ni un simple réservoir de minerais pour les puissances étrangères, ni le patrimoine privé de ceux qui le gouvernent. Il doit être une République au service de ses citoyens.
C’est précisément le sens de notre combat pour la renaissance et la refondation nationale : bâtir un État où les institutions sont plus fortes que les hommes, où le pouvoir est une responsabilité et non un privilège, et où la dignité du peuple constitue la première exigence de l’action publique.
La véritable question adressée à Washington et à Kinshasa est donc la même : à qui doivent finalement profiter les richesses et les institutions de la République démocratique du Congo ?
La réponse ne peut être autre que celle-ci : au peuple congolais, à tous les Congolais et aux générations qui nous succéderont.
Moussa Kalema Sangolo-Zaku
Président National du Parti des Vertus Républicaines (PVR)
Membre du Bureau Politique du FCC