Réunis ce mercredi 4 novembre 2026, les coordinateurs de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC), sous l’égide de sa Coordination exécutive nationale, ont examiné la situation politique et sécuritaire du pays. À l’issue de cette rencontre, la plateforme a adopté une déclaration politique rendue publique dans un communiqué de presse. Elle y apporte son soutien à la démarche de la C64, rejette toute modification de la Constitution et réclame la libération de quatre de ses membres.
Dans cette déclaration, la CGC salue l’initiative de la C64, adoptée à l’issue du conclave de son Présidium tenu à Rome du 25 au 27 octobre 2026. Elle considère cette démarche comme une contribution à la défense de l’État de droit, à la préservation de l’ordre constitutionnel et à la recherche d’une issue pacifique à la crise congolaise.
La coalition y voit un acte de responsabilité politique et d’interpellation républicaine adressé au président Félix Tshisekedi et à l’ancien président Joseph Kabila, appelés à assumer leurs responsabilités respectives dans la recherche d’une solution à la crise. Elle précise toutefois qu’il ne s’agit ni d’une médiation, ni d’une facilitation, encore moins de bons offices.
Non au changement de la Constitution et au troisième mandat
Sur les questions institutionnelles, la CGC réaffirme ses positions : « NON au changement de la Constitution », « NON au troisième mandat », « NON à la prise du pouvoir par les armes » et « NON à la balkanisation ». Elle plaide en revanche pour la paix, le respect de l’ordre constitutionnel, la bonne gouvernance et une solution politique à la crise.
« Aucun intérêt particulier ne saurait prévaloir sur la Constitution, la souveraineté populaire et l’intérêt supérieur de la Nation », soutient la plateforme, qui appelle à un dialogue national « inclusif, sincère et responsable ». Ce cadre devrait notamment contribuer à résoudre la crise sécuritaire dans l’Est du pays et favoriser la tenue des prochaines élections dans le respect du calendrier constitutionnel.
Quatre libérations réclamées
La CGC exige par ailleurs la libération immédiate d’Apollinaire MBANG NGWEJ, de Prince Epenge, Marley Vuvu et Stéphane Shiso, membres de la C64. Elle invoque le respect des libertés fondamentales, des droits de la défense et des garanties constitutionnelles.
Enfin, la coalition réaffirme son soutien à son leader, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, membre du Présidium de la C64 et présenté comme l’un des artisans de cette démarche politique.
FIDEL SONGO