Marie Nyange Ndambo, une gestion réformatrice au ministère de l’Environnement
Depuis sa prise de fonctions, la ministre Marie Nyange Ndambo a insufflé une dynamique de réformes structurelles et de transparence au ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, notamment avec la mise en place d’une loi sur l’assainissement.
Ses actions s’inscrivent dans la continuité et l’accélération des réformes institutionnelles visant à confirmer la RDC comme « pays solution » face aux défis climatiques.
Depuis toujours, on présente la RDC comme un « pays solution ». Pourtant, sans un Code forestier modernisé, cette ambition restait inachevée. Grâce à la ministre Marie Nyange Ndambo, le pays devrait bientôt se doter d’un « Code forestier » et d’une « loi sur l’assainissement ».
Elle a fait de la protection de la forêt congolaise et de la lutte contre le changement climatique une priorité nationale, en alignant son ministère sur les objectifs du développement durable.
Elle entend transformer le secteur environnemental en un levier d’entrepreneuriat, notamment en faveur des femmes, tout en veillant à ce que la nation tire pleinement profit de ses potentialités environnementales dans le respect de l’intérêt collectif.
Au briefing d’hier, j’ai noté plusieurs réformes forestières et climatiques, notamment :
- Nouvelle politique forestière nationale et révision du Code forestier : ces textes visent à encadrer plus strictement l’exploitation du bois, à lutter contre la déforestation et à renforcer les sanctions en cas d’infraction.
- Programme « La Forêt, C’est Nous » : il prévoit la restauration de 8 millions d’hectares de terres dégradées et la plantation de 5 milliards d’arbres, avec un accent particulier sur le projet « Couloir Vert Kindu-Kinshasa ».
- Création de l’Autorité de Régulation des Marchés de Carbone (ARMCA) et du Registre National Carbone : ces outils doivent garantir la transparence des transactions liées aux crédits carbone, un secteur stratégique pour attirer des investissements internationaux.
- Finalisation de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) : ce document fixera les engagements climatiques actualisés de la RDC.
Dans la gestion de la baleine échouée à Muanda, la ministre a défendu le choix de l’enfouissement comme solution technique appropriée, illustrant une approche pragmatique des crises écologiques.
Comment expliquer que la RDC ait connu plusieurs ministres de l’Environnement sans qu’aucun n’ait pensé à doter le pays d’une loi sur l’assainissement ?
Elias-Didier Lokeso