Dans une déclaration rendue publique depuis hier jeudi, le président national du Parti des Vertus Républicaines (PVR), également membre du bureau politique du FCC, Moussa Kalema Sangolo-Zaku, appelle les Congolais à un « sursaut national » face à ce qu’il considère comme une dégradation continue de la situation du pays. S’adressant notamment à la jeunesse, aux femmes, aux intellectuels et à la diaspora, il dénonce les anti-valeurs, met en garde contre un risque d’effondrement de l’État et invite les citoyens à s’engager pour la reconstruction de la République.
APPEL D’URGENCE NATIONALE : OU LE SURSAUT, OU L’EFFONDREMENT
Congolaises, Congolais,
Il faut désormais parler avec franchise, gravité et courage :
La République Démocratique du Congo est engagée sur une pente dangereuse, une pente qui mène à l’effondrement de l’État, à la somalisation ou à l’haïtianisation de la Nation.
Un pays sans autorité,
un territoire fragmenté,
des groupes armés plus puissants que l’État,
une économie de survie dominée par l’informel et la prédation,
une population abandonnée à elle-même,
des élites coupées du peuple,
des institutions vidées de leur sens.
Voilà le chemin sur lequel nous avançons, si rien ne change.
À LA JEUNESSE CONGOLAISE : DERNIÈRE GÉNÉRATION AVANT LE CHAOS
Soyons clairs :
Si vous ne vous levez pas maintenant, vous hériterez d’un pays brisé, ingouvernable et humilié.
Vous êtes utilisés comme instruments de propagande, comme boucliers humains, comme foules manipulables. On vous nourrit de slogans, de haine, de mensonges, pendant qu’on vous vole votre avenir.
Assez.
Assez de suivisme aveugle.
Assez du culte des individus.
Assez de la glorification de la médiocrité.
Assez de la violence sans conscience.
Libérez-vous de la peur.
Libérez-vous de l’esclavagisme moderne des consciences, qui transforme les jeunes en spectateurs passifs de leur propre destruction.
Une jeunesse qui renonce à penser devient une arme contre elle-même.
AUX FEMMES CONGOLAISES : L’HEURE DE LA RESPONSABILITÉ HISTORIQUE
Quand un pays s’effondre, ce sont toujours les femmes qui en paient le prix le plus lourd. Et pourtant, on continue à vous exclure des lieux de décision.
Ne vous laissez plus instrumentaliser par des discours creux et des promesses électoralistes.
Ne vous contentez plus de survivre pendant que d’autres décident pour vous.
Une Nation ne se relève jamais sans ses femmes debout, organisées et politiquement conscientes.
Votre silence serait une tragédie.
Votre engagement est une nécessité vitale.
AUX INTELLECTUELS, UNIVERSITAIRES, LEADERS D’OPINION : LE SILENCE DEVIENT UNE FAUTE
L’Histoire est impitoyable avec les élites qui se taisent pendant que leur pays s’effondre.
Le confort, la neutralité, l’ambiguïté calculée ne sauveront ni vos carrières ni votre pays. Le silence face à la dérive autoritaire, à la corruption systémique et à la destruction de l’État est une faillite morale.
Quand les intellectuels se taisent, les manipulateurs gouvernent.
À LA DIASPORA : LE TEMPS DE L’OBSERVATION EST TERMINÉ
La RDC ne peut plus se permettre une diaspora uniquement émotionnelle ou nostalgique. Le pays a besoin d’une diaspora structurée, stratégique, engagée politiquement et intellectuellement.
L’effondrement de l’État congolais aura des conséquences bien au-delà de nos frontières. Personne n’y échappera.
CONTRE LES ANTI-VALEURS : LE CANCER QUI DÉVORE LA NATION
Disons-le sans détour :
Ce qui tue aujourd’hui la RDC, ce ne sont pas seulement les ennemis extérieurs.
Ce sont :
- l’attentisme ;
- la lâcheté civique ;
- la démagogie ;
- la surenchère irresponsable ;
- le culte de la personnalité ;
- la peur organisée.
Un pays ne meurt pas d’un coup.
Il meurt quand ses citoyens s’habituent à l’inacceptable.
CONCLUSION : L’HEURE DU CHOIX
Nous sommes à un moment de bascule historique.
Soit nous continuons sur la voie actuelle, et la RDC deviendra un État failli, fragmenté, livré aux groupes armés, aux intérêts étrangers et à l’économie de survie, un Haïti continental au cœur de l’Afrique.
Soit nous choisissons le sursaut national, la rupture avec les anti-valeurs, la reconstruction de l’État et la restauration des vertus républicaines.
Il n’y a plus de place pour la neutralité.
Il n’y a plus de place pour l’illusion.
Il n’y a plus de place pour la peur.
C’est dans cet esprit de rupture, de courage et de responsabilité que nous appelons toutes celles et tous ceux qui refusent l’effondrement programmé de la Nation à rejoindre le Parti des Vertus Républicaines.
L’Histoire ne nous jugera pas sur nos discours, mais sur ce que nous aurons fait quand le pays était au bord du précipice.
Le Congo peut encore être sauvé.
Mais pas sans vous.
Pas sans maintenant.
Fait à Kinshasa, le 09/07/2026
Moussa Kalema Sangolo – Zaku
Président National du Parti des Vertus Républicaines (PVR)