À l’heure où la République démocratique du Congo s’achemine vers la tenue d’un dialogue national inclusif, la Synergie Congolaise des Femmes Défenseures des Droits Humains (SYCOFEDDH) invite les acteurs politiques à faire du dialogue un véritable instrument de cohésion nationale. Elle les exhorte à mettre de côté leurs divergences afin de privilégier l’unité face aux défis sécuritaires et humanitaires auxquels le pays est confronté.
Dans un plaidoyer intitulé « Plaidoyer et médiation pour la préservation de la paix et la promotion du dialogue », l’organisation invite les leaders de la majorité et de l’opposition à privilégier la concertation afin d’éviter toute escalade des tensions dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, humanitaires et sociaux qui secouent le pays.
La SYCOFEDDH rappelle que, malgré les divergences politiques, les acteurs de la classe politique ont la responsabilité de préserver la cohésion nationale. Elle estime que les rivalités internes ne devraient pas détourner l’attention des priorités du moment, notamment l’insécurité persistante dans l’Est du pays, les violences perpétrées par les miliciens Mobondo dans l’Ouest ainsi que les souffrances des populations civiles.
« Quand la maison brûle, les membres de la famille ne se battent pas pour savoir qui s’assiéra dans le salon ; ils s’unissent pour éteindre le feu. »
À travers ce message, l’organisation appelle les responsables politiques à faire preuve de retenue et de leadership en privilégiant les voies pacifiques pour le règlement de leurs différends.
Dans son plaidoyer, la SYCOFEDDH demande notamment l’arrêt des querelles politiques internes, la promotion d’un dialogue sincère entre toutes les composantes de la Nation et la mobilisation de tous les Congolais autour de la défense de la patrie.
L’organisation assure enfin qu’elle reste disposée à accompagner toute initiative de médiation susceptible de consolider la paix et le vivre-ensemble en République démocratique du Congo.