La procédure engagée par la République démocratique du Congo contre le Rwanda devant la Cour internationale de Justice (CIJ) franchit une nouvelle étape. Après le dépôt de sa requête le 26 juin 2026, Kinshasa reste déterminée à faire examiner ses accusations par la plus haute juridiction des Nations unies.
Le 20 juillet, les délégations congolaise et rwandaise se sont retrouvées à La Haye, aux Pays-Bas, pour une première réunion de procédure. Cette séance, essentiellement technique, n’avait pas pour objet d’examiner le fond du dossier, mais de fixer les modalités qui encadreront la suite de l’affaire.
Pour les autorités congolaises, cette rencontre marque le véritable lancement de la procédure judiciaire. Elle intervient dans un contexte où Kinshasa affirme vouloir utiliser tous les leviers disponibles – diplomatiques, militaires et désormais judiciaires – pour défendre sa position sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Cette saisine de la CIJ intervient après plusieurs années de dénonciations et de démarches diplomatiques. Le gouvernement congolais estime que les différents rapports publiés ces dernières années sur la situation dans l’Est renforcent sa volonté de porter le différend devant la justice internationale.
Une première tentative avait déjà été engagée au début des années 2000, sans aboutir, la Cour s’étant alors déclarée incompétente. Cette fois, Kinshasa espère voir le dossier examiné sur le fond.
La délégation congolaise, conduite par le ministre d’État Guillaume Ngefa, a pris part à cette première étape procédurale aux côtés de la délégation rwandaise. La CIJ doit désormais fixer le calendrier de dépôt des mémoires avant l’ouverture des audiences consacrées au fond de l’affaire.
H.A