Le Parti des Vertus Républicaines (PVR), formation politique de l’opposition membre du FCC, dénonce la prolongation de la détention de plusieurs responsables du PPRD, dont Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary et Dounia Kilanga, estimant que leurs droits fondamentaux doivent être respectés.
Dans une déclaration politique rendue publique le 19 juillet 2026 à Kinshasa, le parti dirigé par Moussa Kalema Sangolo-Zaku affirme que ces responsables politiques sont détenus depuis plusieurs mois sans jugement, tout en évoquant des difficultés d’accès pour leurs avocats et leurs familles.
Le PVR appelle les autorités à respecter les garanties constitutionnelles, à présenter les personnes poursuivies devant leur juge compétent dans les meilleurs délais et à libérer celles dont le maintien en détention ne serait pas légalement justifié.
Le parti soutient également qu’un dialogue politique ne peut être « crédible, sincère et inclusif » tant que subsistent des accusations de détentions arbitraires. Il invite ainsi les forces de l’opposition à faire de la question des détenus politiques et du respect des libertés fondamentales un préalable à toute participation au dialogue national.
FIDEL SONGO
DÉCLARATION POLITIQUE DU PARTI DES VERTUS RÉPUBLICAINES (PVR)
Halte à la détention arbitraire des opposants politiques !
La liberté n’est pas une faveur du pouvoir, c’est un droit garanti par la Constitution.
Le Parti des Vertus Républicaines (PVR), membre du Front Commun pour le Congo (FCC), suit avec une profonde indignation la prolongation de la détention de plusieurs responsables politiques, notamment l’Honorable Professeur Aubin Minaku Ndjalandjoko, Président honoraire de l’Assemblée nationale et Vice-président du PPRD, détenu depuis 183 jours, le Professeur Emmanuel Ramazani Shadary, ancien Vice-Premier ministre, ancien Ministre de l’Intérieur, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 et Secrétaire Permanent du PPRD, détenu depuis plus de sept mois, ainsi que Monsieur Dounia Kilanga, détenu depuis plus de cinq mois.
À ce jour, selon les informations que nous relayons, ces responsables politiques n’auraient toujours pas été jugés, leurs conseils et leurs proches rencontreraient d’importantes difficultés pour leur rendre visite, et des préoccupations persistent quant aux conditions de leur détention.
Le PVR rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo garantit la liberté individuelle, le droit à un procès équitable, les droits de la défense ainsi que l’interdiction des détentions arbitraires. Ces garanties constitutionnelles sont renforcées par les engagements internationaux de la RDC, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.
La justice ne peut être crédible lorsqu’elle donne l’impression d’être sélective ou instrumentalisée contre des adversaires politiques.
Dans un État de droit, nul ne peut être privé durablement de sa liberté sans contrôle effectif du juge compétent et sans respect scrupuleux des garanties de procédure.
Le Parti des Vertus Républicaines condamne avec la plus grande fermeté toute pratique qui serait de nature à porter atteinte aux libertés publiques, aux droits de la défense et au pluralisme politique, piliers indispensables de toute démocratie véritable.
En conséquence, le PVR :
- exige le respect intégral des garanties constitutionnelles et des droits fondamentaux de toutes les personnes détenues ;
- demande que toute personne poursuivie soit présentée dans les meilleurs délais devant son juge compétent, dans le strict respect des règles du procès équitable ;
- appelle, si aucune base légale ne justifie leur maintien en détention, à la libération immédiate des personnes concernées ainsi que de toute autre personne détenue arbitrairement pour des motifs politiques ;
- invite les autorités à garantir l’accès régulier des familles, des avocats et, le cas échéant, des services médicaux aux personnes privées de liberté.
Le PVR estime également qu’aucun dialogue politique crédible, sincère et inclusif ne peut prospérer dans un climat marqué par des accusations de détentions arbitraires. À cet effet, notre parti appelle l’ensemble des forces de l’opposition, toutes tendances confondues, à faire de la question des détenus politiques et du respect des libertés fondamentales un préalable essentiel à toute participation à un dialogue politique national.
Notre combat n’est dirigé contre aucun individu ; il est celui de la défense de l’État de droit, de la Constitution, de la dignité humaine et des libertés publiques. Une nation forte ne se construit ni par la peur ni par la répression, mais par la justice, l’équité et le respect des droits de chacun.
Le Parti des Vertus Républicaines poursuivra son engagement pour l’avènement d’une République fondée sur des institutions fortes, une justice indépendante, la souveraineté nationale et la réconciliation des Congolais.
Fait à Kinshasa, le 19 juillet 2026
Moussa Kalema Sangolo-Zaku
Président National du Parti des Vertus Républicaines (PVR)
Membre du Bureau Politique du Front Commun pour le Congo (FCC)