La question des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) était au cœur des échanges, ce mardi 6 octobre 2026, entre le président ougandais Yoweri Museveni et le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, à Entebbe, en Ouganda.
La rencontre s’inscrit dans la mission diplomatique menée par Kinshasa auprès de plusieurs partenaires régionaux et internationaux autour du processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Porteur d’un message spécial de Félix Tshisekedi, Floribert Anzuluni a présenté au président ougandais les avancées enregistrées depuis la publication, en juillet dernier, du protocole consacré à la reddition volontaire des FDLR.
Ce protocole a été élaboré dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine. Il prévoit un processus devant conduire progressivement à la reddition volontaire des combattants concernés et à leur prise en charge dans le cadre des mécanismes prévus.
À Entebbe, l’émissaire congolais a également présenté la feuille de route des prochaines étapes, jusqu’à l’aboutissement du processus. Kinshasa cherche ainsi à obtenir l’accompagnement des pays de la région pour transformer les engagements politiques en mesures concrètes.
La démarche intervient dans un contexte où la question des FDLR reste étroitement liée aux discussions sécuritaires entre la RDC et le Rwanda. Kigali présente depuis plusieurs années la présence de ce groupe armé dans l’Est congolais comme une menace pour sa sécurité nationale. Kinshasa affirme, de son côté, avoir accepté le principe de leur désarmement et de leur éloignement dans le cadre des engagements pris dans le processus de paix.
Floribert Anzuluni était accompagné de Sumbu Sita, haut représentant du chef de l’État. Leur passage en Ouganda intervient après d’autres consultations menées auprès de partenaires régionaux.
Pour Kinshasa, l’objectif de cette mobilisation est de maintenir les pays de la région informés de l’évolution du processus et d’obtenir leur soutien jusqu’à sa mise en œuvre complète.
La question reste d’autant plus importante que la situation sécuritaire demeure instable dans plusieurs territoires de l’Est. La mise en œuvre effective des différents engagements sécuritaires constitue désormais l’un des principaux tests du processus de paix.
F.S.