Vingt-neuf combattants présentés comme appartenant à l’AFC/M23 ont déposé les armes entre le 1er et le 4 octobre 2026 dans trois territoires du Nord-Kivu : Lubero, Masisi et Walikale.
L’information a été confirmée dimanche par le porte-parole de la 33e Région militaire, le capitaine Dieudonné Kasereka, relayée par nos confrères de la Radio Okapi. Selon l’officier, plusieurs de ces combattants ont quitté leurs positions avant de rejoindre les lignes contrôlées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes Wazalendo qui les appuient.
Cette série de redditions intervient alors que les combats se poursuivent dans plusieurs secteurs du Nord-Kivu.
Dix autres combattants ont été capturés avec leurs armes lors d’opérations militaires menées notamment dans les localités de Remeka, Mohololo, Biriko et Miko.
Les autorités militaires présentent ces redditions comme un signe des difficultés rencontrées par certains éléments présents dans les rangs de l’AFC/M23. Le capitaine Kasereka affirme que plusieurs jeunes auraient été recrutés de force dans les territoires contrôlés par le mouvement.
Cette version est celle des autorités militaires congolaises et intervient dans un contexte de guerre de l’information autour du conflit dans l’Est. Les différentes parties au conflit présentent régulièrement des versions divergentes sur les conditions de recrutement, le contrôle des territoires et le déroulement des opérations.
Les personnes qui se rendent aux FARDC ou aux Wazalendo sont prises en charge conformément aux procédures prévues, selon le porte-parole militaire.
L’armée congolaise encourage par ailleurs d’autres combattants à abandonner les groupes armés et à rejoindre le processus de reddition.
Ces nouvelles redditions interviennent quelques jours après la reprise de Remeka et de plusieurs localités d’Ufamandu Ier par les FARDC et les Wazalendo. La zone de Masisi reste ainsi l’un des principaux secteurs de confrontation entre les forces gouvernementales et l’AFC/M23.
Sur le plan diplomatique, ces développements interviennent alors que Kinshasa et Kigali poursuivent le processus de paix engagé avec l’appui américain et que des mécanismes de vérification du cessez-le-feu commencent à fonctionner dans l’Est.
La multiplication des redditions pourrait constituer un élément important pour les dispositifs de désarmement et de réintégration, à condition qu’elles soient suivies d’une prise en charge effective des ex-combattants et d’un traitement adapté des armes récupérées.
H.A.