Le président Félix-Antoine Tshisekedi a reçu vendredi 2 octobre 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Les deux responsables ont notamment échangé sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et sur la réponse à l’épidémie d’Ebola.
La rencontre s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales entre Kinshasa et Paris, alors que la RDC fait face simultanément à des enjeux sécuritaires dans les provinces orientales et à une importante crise sanitaire.
La situation dans l’Est a occupé une place particulière dans les échanges. Le Conseil de sécurité des Nations unies venait, quelques heures auparavant, de réitérer son appel au retrait immédiat et inconditionnel des forces rwandaises du territoire congolais ainsi qu’à la cessation de tout soutien à l’AFC/M23.
Le dossier sécuritaire demeure également lié aux différents mécanismes diplomatiques engagés pour tenter de parvenir à une désescalade entre la RDC et le Rwanda et à la neutralisation des groupes armés actifs dans l’Est.
L’entretien entre Tshisekedi et Barrot a également porté sur Ebola. La RDC poursuit actuellement sa riposte dans plusieurs provinces, alors que les autorités viennent de présenter un plan de préparation et de réponse de 180 jours, évalué à 1,2 milliard de dollars.
La France fait partie des partenaires internationaux engagés dans l’appui à la RDC dans différents domaines. La rencontre de Kinshasa a donc permis de faire le point sur les besoins du pays dans le domaine sanitaire, au moment où les autorités congolaises cherchent à maintenir les capacités de surveillance, de prise en charge et de prévention.
Cette rencontre intervient aussi après la mission effectuée à New York par la Première ministre Judith Suminwa, où la question de l’appui international à la riposte contre Ebola avait figuré parmi les dossiers abordés avec les partenaires du système des Nations unies.
À Kinshasa, les autorités congolaises cherchent désormais à inscrire la réponse sanitaire dans la durée, tout en renforçant la coordination avec les partenaires extérieurs.
R.O.