Dans le microcosme médiatique et politique congolais, plusieurs observateurs relèvent, ces derniers temps, une multiplication des prises de position critiques à l’égard de Moïse Katumbi Chapwe et, plus particulièrement, de son parti, Ensemble pour la République. Cette offensive médiatique est notamment attribuée à certains journalistes et communicateurs réputés proches de l’ancien président Joseph Kabila, à l’instar de Pierrot Luwara, Bibi Kapinga, Patrick Lokala et Louis France, dont les interventions publiques s’orientent dans le sens de t’acheter et de remettre en question le leadership pourtant indiscutable de l’ancien gouverneur du Katanga.
Au-delà de la diversité des positions exprimées, cette convergence des critiques suscite des interrogations dans l’opinion. La virulence de certaines prises de parole donne le sentiment que Moïse Katumbi demeure une figure particulièrement encombrante dans le paysage politique actuel, au point de cristalliser les attaques de plusieurs camps pourtant différents dans leurs positionnements et leurs intérêts.
C’est donc avec amertume qu’une partie de l’opinion semble ainsi assister à ce qui apparaît comme une véritable campagne de fragilisation politique et médiatique contre le parti Ensemble pour la République et de son leader. Les critiques ne portent plus seulement sur les choix politiques de Moïse Katumbi, mais tendent également à remettre en cause sa capacité à incarner une alternative crédible sur l’échiquier national.
Dans ce contexte, des questions méritent d’être posées. Surtout pour savoir pourquoi une telle intensification des attaques contre Moïse Katumbi et son parti ? S’agit-il d’une simple confrontation politique et médiatique ou assiste-t-on à une stratégie plus large visant à réduire son influence dans l’espace public ?
Pour les partisans d’Ensemble pour la République, la réponse semble évidente. Rien de plus, tous les signaux indiquent que cette séquence impose davantage de cohésion, de vigilance et de présence sur le terrain politique et médiatique. Car dans une bataille où l’image, la crédibilité et l’opinion publique occupent une place déterminante, laisser le terrain libre à ses adversaires pourrait, à terme, avoir des conséquences sur la perception du leadership de Moïse Katumbi.
Face à cette dynamique, l’heure serait donc à l’organisation et à la clarification du discours politique. Ensemble pour la République devra surtout démontrer, par les faits et par sa capacité à mobiliser, qu’il entend rester un acteur incontournable de la vie politique congolaise.
FS