La dynamique CENCO-ECC poursuit ses consultations avec les différentes parties impliquées dans la crise congolaise. Elle se dit notamment prête à échanger avec l’AFC/M23 et l’ancien président Joseph Kabila, avec l’ambition de créer les conditions nécessaires à la réussite du dialogue national inclusif.
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) veulent maintenir le contact avec les différents acteurs de la crise politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.
Dans le cadre de leurs consultations, les deux confessions religieuses se disent disposées à rencontrer aussi bien les représentants de l’AFC/M23 que l’ancien président Joseph Kabila. Une démarche qui vise à donner une chance au dialogue national inclusif voulu pour tenter de rapprocher les positions des différents protagonistes.
La CENCO et l’ECC souhaitent ainsi que chacun puisse faire entendre ses préoccupations et présenter ses attentes autour de la crise que traverse le pays. Elles appellent également les acteurs concernés à poser des actes susceptibles de favoriser la paix et de préserver la cohésion nationale.
Cette initiative intervient alors que les divergences restent profondes entre Kinshasa et l’AFC/M23, notamment sur les conditions devant permettre l’ouverture de discussions directes. La question de la participation des différents acteurs au futur dialogue demeure également sensible.
Le cas de Joseph Kabila pourrait particulièrement peser dans la suite du processus. L’ancien chef de l’État, qui reste une figure importante de la scène politique congolaise, accepterait-il de prendre part à un dialogue organisé à Kinshasa ? Dans quelles conditions et avec quelles garanties ?
La même question se pose pour l’AFC/M23. Kinshasa et les rebelles parviendront-ils à s’accorder sur les préalables avant de s’asseoir autour d’une même table ? Les exigences de chaque camp pourraient-elles être suffisamment rapprochées pour permettre l’ouverture de discussions sans que l’un des protagonistes ne pose des conditions jugées inacceptables par l’autre ?
C’est là que la médiation de la CENCO et de l’ECC pourrait être mise à l’épreuve. Leur capacité à maintenir le contact avec les différentes parties et à rapprocher leurs positions sera déterminante pour donner au dialogue national une réelle chance d’aboutir.
T.N.