La flambée de maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo, avec 5 021 cas confirmés et environ 2 370 décès recensés dans les provinces touchées. Face à cette situation, l’OMS renforce son appui aux autorités congolaises, tandis que Kinshasa adapte notamment l’organisation de la rentrée scolaire dans les zones les plus exposées.
La situation sanitaire liée à Ebola continue de préoccuper les autorités congolaises et les partenaires internationaux. Les dernières données communiquées par le ministère de la Santé font état de 5 021 cas confirmés et d’environ 2 370 décès enregistrés dans les provinces touchées.
Ces chiffres ont été présentés alors que la riposte fait face à une progression de la maladie jugée préoccupante. L’Organisation mondiale de la santé a convoqué son comité d’urgence et estime que le risque de propagation demeure très élevé.
Face à cette évolution, l’organisation internationale a décidé de renforcer son appui à la RDC. Des épidémiologistes supplémentaires doivent notamment être déployés afin d’améliorer la surveillance, l’identification rapide des cas et le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades.
La situation est particulièrement délicate dans les zones où les populations sont déjà fragilisées par les conflits, les déplacements et les difficultés d’accès aux soins. Dans plusieurs territoires de l’Est, les équipes sanitaires doivent en outre composer avec des incidents qui perturbent leur travail.
Le gouvernement tente également de limiter les conséquences de l’épidémie sur l’année scolaire. La rentrée reste fixée au 1er septembre, mais les modalités seront différentes dans les zones à haut risque. Les élèves des secteurs les plus exposés devront notamment bénéficier d’un enseignement à distance, tandis que les cours en présentiel seront maintenus dans les zones où le risque est jugé maîtrisable.
Pas de cas confirmé à Kinshasa
La capitale n’est, pour l’heure, pas considérée comme une zone touchée par l’épidémie.
L’alerte donnée après la détection d’un cas suspect dans la commune de Lemba a finalement été invalidée. Les analyses effectuées n’ont pas confirmé la présence du virus Ebola. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a toutefois indiqué que le dispositif de surveillance restait opérationnel à Kinshasa.
Le ministre a également estimé que le cas suspect était très probablement lié au choléra. Cette précision permet de distinguer la situation épidémiologique de Kinshasa de celle des provinces actuellement affectées par Ebola.
Pour les autorités, cette absence de cas confirmé ne signifie pas la fin de la vigilance. Les structures sanitaires de la capitale sont maintenues en état d’alerte afin de pouvoir prendre rapidement en charge toute personne présentant des symptômes compatibles avec la maladie.
La difficulté se situe désormais dans la capacité du système sanitaire à contenir la progression du virus dans les provinces touchées, tout en empêchant son introduction dans les grands centres urbains.
J.E.