Le Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise et la plateforme Alliance pour la Rupture et le Développement et Alliés ont réagi avec vigueur au discours de l’ancien président Joseph Kabila. Dans un communiqué daté du 11 octobre 2026, les deux structures dénoncent une prise de parole qu’elles jugent provocatrice et exigent l’application de la condamnation prononcée contre lui.
Pour le MRJCO et l’ARDEV-A, cette sortie médiatique est une insulte à la mémoire des Congolais tombés sous l’agression rwandaise. Elles s’interrogent sur la légitimité d’un ancien chef de l’État à donner des leçons de gouvernance, après dix-huit ans passés à la tête du pays. Elles lui reprochent notamment le bradage des ressources minières, la destruction des entreprises publiques et la répression de la jeunesse et de l’opposition.
Les deux organisations accusent par ailleurs l’ancien président de complicité idéologique et politique avec le M23-AFC. Selon elles, son discours reprendrait le narratif de Kigali, ce qui constituerait une preuve de son soutien moral à la rébellion et à son prétendu parrain rwandais. Elles rappellent que Joseph Kabila a été condamné à mort par la justice militaire congolaise pour trahison, participation à un mouvement insurrectionnel et crimes de guerre.
Dans leur déclaration, le MRJCO et l’ARDEV-A condamnent avec fermeté un discours qui, à leurs yeux, cherche à déstabiliser les institutions. Elles rappellent que nul n’est au-dessus de la loi et estiment que la place d’un condamné n’est pas dans les salons de l’étranger mais en prison.
Elles demandent au gouvernement et à la Haute Cour militaire l’exécution immédiate de la peine, ainsi que le lancement sans délai d’un mandat d’arrêt international par Interpol, afin que l’intéressé soit ramené au pays.
Les signataires appellent également la jeunesse congolaise à rester vigilante et à faire échec à toute tentative de restauration de l’ancien système. Elles saluent enfin les efforts des autorités, des FARDC et des Wazalendo engagés dans le Grand Kivu pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC.
Le communiqué est signé de Me John Mbaya Ntita, président national du MRJCO, président a.i. de l’ARDEV-A et avocat près la Cour d’appel du Kwilu. Il se conclut sur ces mots. « Le sang des Congolais a trop coulé. La justice doit passer. »