Le PVR apporte son soutien à la CENCO et s’oppose à toute révision de la Constitution (Déclaration)

Dans un contexte marqué par la guerre, l’occupation d’une partie du territoire national, l’affaiblissement de l’autorité de l’État et une profonde crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés, le Parti des Vertus Républicaines (PVR) exprime sa vive préoccupation face aux initiatives visant à modifier la Constitution. Dans une déclaration politique, le parti réaffirme son soutien total à la position de la CENCO, rejette toute révision jugée opportuniste ainsi que tout recours au référendum à des fins politiques, condamne les menaces visant les évêques catholiques et appelle le Président de la République à mettre fin à ce débat, à écarter toute loi référendaire qu’il estime inconstitutionnelle et à convoquer, sans délai, un dialogue national inclusif de refondation afin de préserver la paix, restaurer la souveraineté nationale et remettre le pays sur la voie de la stabilité.

DÉCLARATION POLITIQUE DU PARTI DES VERTUS RÉPUBLICAINES (PVR) EN SOUTIEN À LA CENCO, POUR LA DÉFENSE DE LA CONSTITUTION, CONTRE TOUTE DÉRIVE RÉFÉRENDAIRE ET POUR L’OUVERTURE D’UN DIALOGUE NATIONAL DE REFONDATION

Le Parti des Vertus Républicaines, PVR en sigle,

Profondément attaché à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, au respect de la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée à ce jour, à la souveraineté du peuple congolais, à la stabilité des institutions, à la paix civile et à la vocation historique de notre pays comme grande nation africaine ;

Constatant avec gravité que la République traverse une crise multiforme d’une intensité exceptionnelle, marquée par l’occupation de plusieurs de ses territoires, l’agression persistante contre sa souveraineté,

 l’effondrement progressif de l’autorité de l’État dans plusieurs zones du pays, la précarisation continue des populations, la dégradation de la parole publique, la fragmentation du lien national et l’affaissement inquiétant de la confiance entre gouvernants et gouvernés ;

Constatant également qu’au lieu de mobiliser toutes les intelligences et toutes les énergies nationales autour de l’urgence sécuritaire, de la reconquête du territoire, de la restauration de l’autorité régalienne de l’État, du redressement économique, de la cohésion nationale et de la refondation morale de la République, le pouvoir en place a choisi d’imposer au pays un débat artificiel, inopportun, conflictogène et politiquement suspect sur le changement de la Constitution et sur une loi référendaire dont l’objet réel apparaît, aux yeux de l’opinion, comme un instrument de reconfiguration opportuniste des règles du jeu politique ;

Considérant que ce débat n’émane ni des priorités vitales du peuple congolais, ni d’une urgence institutionnelle objectivement démontrée, ni d’un consensus national préalablement construit, mais participe au contraire d’une logique de diversion, de manipulation de l’opinion, de déplacement des responsabilités, d’intimidation des consciences critiques et de préparation d’une aventure institutionnelle aux conséquences potentiellement dramatiques pour la paix civile ;

Considérant que la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), fidèle à sa mission pastorale, à sa responsabilité morale et à son engagement historique en faveur de la justice, de la démocratie, de la paix et de l’État de droit, a pris, avec courage, clarté et hauteur, une position ferme contre toute tentative de révision ou de changement de la Constitution dans le contexte actuel, en rappelant au Président de la République l’obligation sacrée d’honorer le serment prêté devant Dieu et devant la Nation de respecter et de défendre la Constitution ;

Considérant que la CENCO, loin d’être une force partisane ou un acteur de déstabilisation, est l’une des rares institutions nationales à avoir constamment assumé, dans notre histoire contemporaine, une fonction d’éveil des consciences, de protection des libertés publiques, de médiation nationale et de défense du peuple face aux dérives de tous les pouvoirs successifs ;

Considérant enfin qu’il est indigne, politiquement irresponsable et moralement choquant de voir certains acteurs de la majorité présidentielle répondre aux objections de fond soulevées par la CENCO, non par l’argumentation républicaine, mais par l’injure, l’intimidation, la suspicion, la diffamation et les menaces ;

Le Parti des Vertus Républicaines déclare ce qui suit :

I. LE PVR APPORTE SON SOUTIEN TOTAL, SOLENNEL ET SANS ÉQUIVOQUE À LA POSITION DE LA CENCO

Le Parti des Vertus Républicaines exprime son soutien total, ferme, assumé et sans la moindre ambiguïté à la position de la CENCO contre toute tentative de révision, de changement ou de contournement de la Constitution de la République dans le contexte actuel.

Le PVR considère que la parole de la CENCO est, en cette circonstance, une parole de vérité, de responsabilité et de salut public. Elle est une parole de prudence constitutionnelle, de lucidité patriotique et de fidélité à l’intérêt supérieur de la Nation. Elle rejoint non seulement la position constante de notre parti, mais aussi celle de larges composantes de l’opposition politique, de notre famille politique, des forces sociales, des intellectuels libres et de tous les citoyens qui refusent que l’avenir de la République soit livré aux calculs de circonstance.

En rappelant qu’il n’existe aujourd’hui ni nécessité, ni urgence, ni opportunité de toucher à la Constitution, la CENCO a exprimé avec sobriété ce que ressent profondément le peuple congolais : la RDC n’a pas besoin d’un nouveau débat de pouvoir ; elle a besoin d’un sursaut d’État.

Elle n’a pas besoin d’un tripatouillage constitutionnel ; elle a besoin de sécurité, de vérité, de justice, de vision et de cohésion nationale.

II. LE PVR RÉAFFIRME SON OPPOSITION ABSOLUE À TOUTE TENTATIVE DE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION OU DE DÉTOURNEMENT DE LA VOIE RÉFÉRENDAIRE

Le PVR réaffirme avec la plus grande fermeté son opposition totale, catégorique, non négociable et irrévocable à toute entreprise de révision opportuniste, de changement de la Constitution, de glissement institutionnel ou de détournement du référendum à des fins de remise en cause de l’équilibre constitutionnel issu du pacte fondateur de 2006.

La Constitution n’est ni un règlement intérieur de majorité, ni un instrument de survie politique, ni un vêtement que le pouvoir ajuste au gré de ses intérêts du moment. 

Elle est le socle de la paix civile, la garantie de l’alternance, la protection des libertés publiques, le cadre de la légitimité des institutions et le contrat fondamental de la communauté nationale.

À cet égard, le PVR rappelle avec force que le référendum, dans l’économie de notre ordre constitutionnel, ne peut être invoqué comme un prétexte pour contourner les garde-fous de la Constitution ni pour ouvrir, par des artifices de procédure, ce que le débat public a déjà clairement identifié comme un projet de déverrouillage politique.

Une loi référendaire qui serait pensée, portée ou utilisée comme un instrument de neutralisation de l’esprit de la Constitution ne serait pas un acte de démocratie, mais une manœuvre de captation du pouvoir par l’habillage juridique.

Le PVR avertit solennellement que toute tentative de changement de la Constitution, toute instrumentalisation du référendum et toute promulgation d’un texte de nature à préparer une remise en cause de l’ordre constitutionnel actuel constitueraient une faute politique majeure, un facteur de fracture nationale et une agression contre la stabilité de la République.

III. ON NE CHANGE PAS LES RÈGLES FONDAMENTALES D’UNE NATION PENDANT QUE LE PAYS SAIGNE, QUE LE TERRITOIRE EST OCCUPÉ ET QUE LE PEUPLE VIT DANS L’ANGOISSE

Le PVR juge profondément choquant, politiquement indécent et moralement irresponsable que le pouvoir en place envisage d’ouvrir ou d’entretenir un processus référendaire et constitutionnel alors même que notre pays est confronté à une guerre persistante, à l’occupation d’une partie de son territoire, à l’humiliation de sa souveraineté, à l’errance de millions de compatriotes déplacés, à la souffrance des populations de l’Est et à l’effondrement du sentiment de protection que l’État doit à ses citoyens.

Comment un pouvoir sérieux, responsable et pleinement conscient de la gravité de l’heure peut-il songer à engager la Nation dans une bataille constitutionnelle alors que des provinces et territoires entiers vivent sous la menace, sous l’occupation, sous la terreur ou sous la loi de forces hostiles à la République ?

Comment peut-on prétendre consulter sereinement le souverain primaire sur l’architecture institutionnelle du pays pendant que ce même souverain primaire, dans une partie du territoire, vit sous les bombes, les déplacements forcés, les exactions et l’incertitude de l’avenir ?

Le PVR le dit avec gravité : un référendum organisé dans un pays amputé de fait d’une partie de sa pleine souveraineté territoriale, traumatisé par la guerre et fracturé par l’insécurité, ne serait pas l’expression apaisée de la volonté populaire ; il serait l’instrumentalisation d’un peuple blessé au service d’un agenda de pouvoir.

À l’heure où la Nation devrait être rassemblée autour d’un impératif unique  défendre le territoire, restaurer l’autorité de l’État, sécuriser les populations, sauver la souveraineté nationale ,  le régime choisit d’ouvrir un front politique interne qui détourne l’attention, empoisonne le débat public et affaiblit davantage la cohésion nationale.

C’est là une faute de discernement historique.

IV. LE PVR DÉNONCE UNE GOUVERNANCE FONDÉE SUR LE MENSONGE, LA MANIPULATION ET LA DIABOLISATION DES VOIX DISSONANTES

Le PVR constate, avec une inquiétude croissante, que la gouvernance actuelle repose de plus en plus sur le mensonge politique, la fabrication de récits, la propagande de diversion, la confusion entretenue entre communication et vérité, et la diabolisation systématique de tous ceux qui refusent d’applaudir les dérives du moment.

Au lieu d’assumer les échecs patents de sa gouvernance , échecs sécuritaires, échecs sociaux, échecs institutionnels, échecs moraux , le régime préfère désigner des boucs émissaires, criminaliser la contradiction démocratique, accuser l’opposition, soupçonner les patriotes, stigmatiser les évêques et jeter en pâture à l’opinion publique des procès d’intention qui tiennent lieu de programme politique.

Le PVR rejette avec force cette méthode de gouvernement qui consiste à substituer la suspicion à la preuve, l’injure à l’argument, la peur au débat, la propagande à la responsabilité et la confusion à la vérité.

Aucun régime sérieux ne peut durablement gouverner une Nation par la manipulation des consciences, la mise en scène permanente et la chasse aux opposants présentés comme des ennemis intérieurs.

Nous le disons avec gravité : on n’administre pas une République à coups de slogans, de procès en sorcellerie politique et de campagnes de diabolisation.

On la gouverne par la vérité, la responsabilité, la vision, l’exemplarité et la fidélité au bien commun.

V. LE PVR CONDAMNE AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ LES ATTAQUES, LES INJURES ET LES MENACES PROFÉRÉES CONTRE LA CENCO

Le PVR condamne avec la plus grande fermeté les attaques verbales, les injures, les menaces, les insinuations malveillantes et les campagnes de discrédit orchestrées ou relayées par certains acteurs de l’Union sacrée contre la CENCO et contre ses évêques.

Ces attaques sont inacceptables. Elles sont inélégantes, anti-républicaines et dangereuses. Elles témoignent d’une inquiétante pauvreté du débat public et d’une incapacité à répondre au fond par le droit, par l’argument et par la raison.

Le PVR rappelle à ceux qui s’acharnent aujourd’hui contre la CENCO que cette institution n’a jamais cessé, au fil de notre histoire, d’être au rendez-vous des grandes causes nationales. Elle a souvent porté la voix du peuple quand d’autres avaient choisi le silence. Elle a défendu les libertés quand les libertés étaient piétinées. Elle a soutenu les exigences démocratiques quand l’arbitraire se croyait éternel. Elle a accompagné les aspirations au changement quand beaucoup n’y croyaient plus.

Il est donc impensable, indécent et politiquement suicidaire qu’un régime né, en partie, des luttes démocratiques auxquelles la CENCO a apporté sa contribution morale et historique, se permette aujourd’hui de traiter les évêques comme des adversaires de la République.

Le PVR rappelle que la CENCO n’est pas l’ennemie de la Nation ; elle est l’une de ses consciences vigilantes.

VI. À LA QUESTION DE SAVOIR QUI SERT OBJECTIVEMENT LES INTÉRÊTS DE L’ENNEMI, LE PVR APPELLE À RENVERCER LE PROCÈS

Depuis plusieurs mois, le débat public est empoisonné par une rhétorique de la trahison facile, par des accusations d’intelligence avec l’ennemi lancées sans retenue contre l’opposition, contre des forces sociales et même contre la CENCO.

Le PVR refuse cette dérive. Et il renverse le procès.

Qui, aujourd’hui, sert objectivement les intérêts de ceux qui rêvent d’un Congo affaibli, divisé, déstructuré, dépendant et disponible pour les prédations extérieures ?

Est-ce celui qui appelle à la défense de la Constitution, à la cohésion nationale, au dialogue, à la vérité et au respect des règles du jeu ?

Ou est-ce celui qui, pendant que le territoire est agressé et que l’État vacille, détourne l’attention nationale vers une entreprise de reconfiguration constitutionnelle susceptible d’envenimer davantage la crise interne, de polariser le pays, de délégitimer les institutions et d’ouvrir une nouvelle ère de contestation ?

Le PVR le dit avec une extrême gravité : quiconque fragilise de l’intérieur le pacte constitutionnel dans un pays déjà éprouvé par la guerre, l’occupation et les fractures identitaires, prend une lourde responsabilité devant l’Histoire.

On ne consolide pas un pays assiégé en ouvrant un chantier qui le divise davantage.

On ne défend pas la souveraineté d’un État en affaiblissant le dernier cadre de stabilité qui lui reste.

VII. LE PVR INTERPELLE DIRECTEMENT LE PRÉSIDENT FÉLIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO

Face à la gravité de la situation, le PVR en appelle directement au Président de la République, Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, garant de la Nation, de l’unité nationale et du fonctionnement régulier des institutions.

Le moment n’est plus à l’ambiguïté, au silence calculé, aux doubles langages ni aux clins d’œil contradictoires envoyés à l’opinion.

Le moment est venu pour le Chef de l’État de prendre la parole avec clarté, courage et sens de l’Histoire.

Le PVR lui demande solennellement de poser, sans délai, quatre actes de responsabilité nationale :

1. Mettre un terme définitif au débat sur le changement de la Constitution

Le Président de la République doit déclarer publiquement, clairement et sans équivoque qu’aucun processus de changement de la Constitution ne sera engagé et qu’aucune manœuvre de contournement référendaire ne sera tolérée.

La République a besoin d’apaisement ; elle n’a pas besoin d’une aventure institutionnelle de plus.

2. Refuser de promulguer toute loi référendaire inconstitutionnelle ou politiquement destinée à ouvrir la voie au tripatouillage

Le Chef de l’État doit refuser d’apposer son autorité sur un texte qui, sous couvert de procédure, préparerait une rupture de l’équilibre constitutionnel et une déstabilisation supplémentaire du pays.

L’histoire retiendra moins les prétextes avancés que l’acte posé.

3. Faire cesser immédiatement les campagnes de haine, d’intimidation et de diabolisation contre la CENCO, l’opposition et les forces sociales

Le Président de la République doit rappeler à sa majorité et à ses relais que l’insulte n’est pas un programme de gouvernement, que la menace n’est pas un argument politique et que la République ne se protège pas en humiliant ses consciences critiques.

4. Convoquer, toutes affaires cessantes, un Dialogue national inclusif de refondation

Le Président de la République doit avoir le courage d’ouvrir un grand cadre national de vérité, de lucidité et de reconstruction, réunissant les forces politiques, les confessions religieuses, les forces sociales, les intellectuels, les femmes, les jeunes, les représentants des territoires meurtris, la diaspora et toutes les sensibilités patriotiques de la Nation.

VIII. LE PVR PLAIDE POUR UN DIALOGUE NATIONAL DE REFONDATION, NON POUR UN PARTAGE DE POSTES

Le PVR tient à le préciser avec force : le dialogue que nous appelons de nos vœux n’est ni un forum de recyclage des élites, ni une négociation de quotas, ni une bourse de partage des fonctions publiques, ni une parenthèse tactique destinée à sauver un régime en difficulté.

Nous appelons à un Dialogue national inclusif de refondation, c’est-à-dire à un cadre politique supérieur, sérieux, sincère et structuré, destiné à poser les bases d’un nouveau sursaut républicain autour des grandes questions que la classe dirigeante n’a cessé de contourner depuis trop longtemps.

Ce dialogue devra aborder, avec lucidité, courage et honnêteté, les causes profondes du malheur congolais, notamment :

  • la fragilité structurelle de l’État et l’effondrement de l’autorité régalienne ;
  • la crise sécuritaire permanente et la question de la doctrine de défense nationale ;
  • la souveraineté territoriale, la reconquête des espaces occupés et la réforme de l’appareil de sécurité ;
  • la tribalisation de la vie publique et la destruction progressive du sentiment national ;
  • la dépendance économique et stratégique de la RDC face aux puissances prédatrices et aux intérêts multinationaux ;
  • la captation patrimoniale de l’État par des réseaux de pouvoir sans projet national ;
  • la crise morale des élites, la banalisation de la médiocrité, la dégradation de l’éthique publique et l’effondrement de la notion même de service de l’État ;
  • l’absence d’une vision économique souveraine, fondée sur la production, la transformation, la justice sociale, l’emploi, la dignité du travail et la valorisation des ressources nationales au profit du peuple congolais ;
  • la nécessité de définir enfin, avec sérieux, la vocation historique de la RDC au XXIe siècle.

Le PVR refuse l’État de façade, le pouvoir sans vision, le messianisme politique, la gouvernance du tâtonnement, l’improvisation permanente, la politique du replâtrage et la culture de la médiocrité.

Notre peuple mérite mieux qu’un pays administré à vue.

Il mérite une République pensée, organisée, protégée et orientée vers le bien commun.

IX. LE SENS DE NOTRE COMBAT : FAIRE ADVENIR UNE RENAISSANCE NATIONALE

Le PVR ne parle pas pour entretenir une querelle de plus dans un pays déjà épuisé par les querelles.

Le PVR parle parce qu’il estime qu’un peuple peut tomber, mais qu’il ne doit jamais être abandonné ; qu’un État peut vaciller, mais qu’il ne doit jamais renoncer à se relever ; qu’une Nation peut traverser la nuit, mais qu’elle ne doit jamais consentir à l’effacement.

Nous voulons un dialogue non pour régler des comptes, mais pour regarder notre passé avec lucidité, expliquer notre présent avec honnêteté et préparer notre avenir avec courage.

Nous voulons que la RDC redevienne :

une communauté nationale de bâtisseurs, et non une juxtaposition de clientèles rivales ;

une République de producteurs, de transformateurs et de visionnaires, et non un espace de prédation et de consommation du pouvoir ;

un État de décision, d’organisation et d’autorité, et non une scène d’improvisation permanente ;

une Nation de dignité et d’effort, et non une société tenue en otage par l’assistanat politique, la corruption morale et le culte de la médiocrité.

Il est temps de substituer :

  • à la culture de la résignation, la culture de la transformation ;
  • à la culture du désordre, la culture de l’organisation ;
  • à la politique des slogans, la politique de la vision ;
  • à la gouvernance des intérêts privés, la gouvernance du bien commun ;
  • à la peur de la vérité, le courage de la refondation.

X. CONCLUSION : LE PVR CHOISIT LA CONSTITUTION, LA RÉPUBLIQUE ET LE CONGO

En cette heure grave, le Parti des Vertus Républicaines choisit sans hésiter le camp de la Constitution, de la République, de la souveraineté nationale, de la vérité, de la paix civile et de la refondation historique du Congo.

Le PVR réaffirme :

  • son soutien total à la CENCO ;
  • son opposition absolue à toute dérive constitutionnelle ou référendaire ;
  • sa solidarité avec toutes les forces patriotiques mobilisées pour la défense de l’ordre constitutionnel ;
  • son appel à un Dialogue national inclusif de refondation pour sauver l’État, restaurer la confiance nationale et redonner au Congo un cap historique.

Le PVR met solennellement en garde contre toute fuite en avant institutionnelle.

Il appelle le peuple congolais à la vigilance, au civisme, à la résistance démocratique et à la défense pacifique de la République.

Il appelle les élites à sortir de la logique des calculs de survie pour entrer enfin dans la logique du salut national.

Et au Président de la République, le PVR adresse cet appel grave :

Monsieur le Président, le Congo n’a pas besoin d’un changement de Constitution ; il a besoin d’un changement de cap.

  • Il n’a pas besoin d’un référendum de diversion ; il a besoin d’un leadership de vérité.
  • Il n’a pas besoin d’une majorité qui insulte les évêques ; il a besoin d’un pouvoir qui protège la Nation.
  • Il n’a pas besoin d’un débat de pouvoir pendant qu’il saigne ; il a besoin d’un sursaut d’État pendant qu’il souffre.

L’Histoire, en de telles circonstances, ne retient ni les artifices de procédure ni les ruses de communication.

Elle retient une seule chose : ce que les dirigeants ont fait du destin de leur peuple lorsque la République vacillait.

Le PVR a choisi son camp.

  • Celui de la Constitution contre l’arbitraire.
  • Celui de la République contre l’aventure.
  • Celui du Congo contre les calculs.
  • Celui de la vérité contre la manipulation.
  • Celui de la refondation contre le pourrissement.
  • La Constitution n’est pas un obstacle à contourner ; elle est la parole souveraine du peuple.
  • La République n’est pas un patrimoine de circonstance ; elle est un héritage sacré à protéger et un avenir à transmettre.
  • Le Congo n’a pas besoin d’un tripatouillage de plus ; il a besoin d’un relèvement national.

Fait à Kinshasa le 25/06/26

Pour le Parti des Vertus Républicaines (PVR),          

 Moussa Kalema Sangolo-Zaku 

Le Président National

Membre du Bureau Politique du FCC

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