À quelques jours de la marche annoncée par l’opposition en direction du Palais de la Nation, Exode Lukombo, cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions, monte au créneau pour mettre en garde les organisateurs et les participants contre les conséquences qu’une telle initiative pourrait entraîner.
Dans une réaction parvenue à notre rédaction, elle estime que toute tentative de converger vers le Palais de la Nation pourrait être interprétée comme une atteinte à l’ordre institutionnel, avec des implications juridiques susceptibles d’être examinées par les autorités compétentes.
Pour Exodus Lukombo, le Palais de la Nation ne saurait être assimilé à un simple point de chute pour une manifestation politique. Elle rappelle qu’il abrite le cabinet du Président de la République et constitue un site hautement stratégique dont la protection est garantie par les lois en vigueur.
Selon elle, orienter une marche vers ce lieu sensible exposerait les organisateurs et les participants à d’éventuelles poursuites, dans la mesure où une telle démarche pourrait être assimilée, selon les circonstances et l’appréciation des autorités compétentes, à une menace contre les institutions de la République ou contre la sécurité du Chef de l’État. Elle cite notamment les dispositions du Code pénal et du Code pénal militaire qui répriment les atteintes aux institutions de l’État.
Exodus Lukombo insiste également sur le fait que les revendications politiques peuvent être exprimées dans le respect du cadre légal, sans cibler des sites considérés comme sensibles pour la sécurité nationale. À ses yeux, toute mobilisation en direction du Palais de la Nation franchirait une limite que la législation congolaise ne permet pas de banaliser.
Elle précise toutefois que la qualification juridique des faits ainsi que toute éventuelle sanction relèvent exclusivement des autorités judiciaires compétentes, appelées à se prononcer au regard des textes en vigueur.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la marche projetée par l’opposition. Les autorités sont désormais attendues sur les dispositions qu’elles mettront en œuvre afin de concilier le respect des libertés publiques, la protection des institutions de la République et l’application de la loi.
FS