Dialogue national : Exodus Lukombo soutient les balises de Tshisekedi et exclut tout « rachat politique » des rebelles

Après l’annonce d’un dialogue national inclusif devant débuter par des consultations dans les provinces avant d’aboutir, dans un délai de trois mois, à des assises nationales, Exodus Lukombo apporte son soutien à l’initiative de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle insiste notamment sur les conditions fixées par le chef de l’État, estimant que les acteurs ayant pris les armes contre la République ou soupçonnés de proximité avec les groupes rebelles ne devraient pas utiliser ce processus comme une voie de retour ou de réhabilitation politique.

Pour Exodus Lukombo, cette démarche doit se distinguer des précédents dialogues politiques organisés en République démocratique du Congo. Elle salue particulièrement l’option consistant à partir de la base, avec des consultations organisées au niveau des provinces, avant de faire remonter les préoccupations exprimées par les populations vers des assises nationales.

Selon elle, cette méthode permettrait de donner au peuple congolais une place centrale dans le processus et d’éviter que le dialogue soit réduit à des négociations entre responsables politiques.

« Le dialogue, de ce fait, a cessé d’être un agenda du personnel politique de notre pays pour devenir l’affaire de toute une nation », affirme-t-elle.

La cadre du collectif des communicateurs et défenseurs des institutions insiste également sur les limites posées par le chef de l’État. Pour elle, tous les acteurs politiques ne peuvent pas prétendre participer indistinctement à ces discussions, particulièrement ceux qui ont choisi la voie des armes ou sont soupçonnés de soutenir les forces rebelles.

Cette position rejoint, selon Exodus Lukombo, l’objectif d’un dialogue destiné à rassembler les Congolais qui privilégient l’unité, la paix et la stabilité du pays.

Elle rejette ainsi toute tentative de présenter le dialogue comme une occasion de blanchir des responsabilités ou de permettre à certains acteurs ayant pris les armes de retrouver une place sur la scène politique sans répondre de leurs actes.

« Le dialogue ne doit pas être un rachat, une récompense ou une faveur pour laver les crimes commis », prévient Exodus Lukombo, qui réaffirme son soutien à la ligne défendue par le chef de l’État.

Elle estime, dans le même temps, que le processus doit permettre aux Congolais de réfléchir collectivement à l’avenir du pays, plutôt que de servir de cadre à un quelconque partage de pouvoir.

« Le dialogue ne sera plus un lieu où il y a partage de gâteau. Le dialogue, comme annoncé par le chef de l’État, est un cadre qui réunit les dignes fils et filles de la RDC qui ont opté pour la paix et qui veulent définir, une fois pour toutes, un Congo stable, un Congo nouveau », soutient-elle.

Pour Exodus Lukombo, ceux qui espéraient profiter du dialogue pour récupérer des positions perdues dans les urnes ou obtenir une réhabilitation politique par la voie des négociations risquent donc de déchanter.

« Ceux qui attendaient d’aller chercher le pouvoir en passant par ce raccourci seront déçus, parce que ce qu’ils ont cherché, ce n’était pas le dialogue comme tel. C’était plutôt un espace pour pouvoir récupérer ce qu’ils ont perdu aux élections », estime-t-elle.

J.E.

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