Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a procédé, samedi dernier à Kinshasa, avec la solennité requise, à la remise des toges et d’un ouvrage juridique capital aux magistrats de la promotion « État de droit », session 2025. Cette cérémonie organisée à la veille de leurs affectations imminentes, a été présidée par Dieudonné Kamuleta Badibanga, président de la Cour constitutionnelle et, de facto, Président du CSM.
Ces nouveaux cadres de la justice sont issus d’un concours national rigoureux organisé en octobre 2022. Cette initiative s’inscrit dans un programme national ambitieux qui vise à équiper les promotions 2023 et 2025 en outils essentiels. L’objectif étant de préparer le déploiement de 2 500 magistrats, récemment nommés et formés, à travers l’ensemble du territoire national.
Dans son allocution, Dieudonné Kamuleta a émis un appel vibrant à l’intégrité, à la probité et à la préservation de la justice sociale, des valeurs cardinales pour cette nouvelle génération de serviteurs de la loi à travers un principe fondamental pour rappeler aux nouveaux magistrats la portée de leur mission. « L’indépendance du magistrat n’est pas un droit du magistrat, mais un droit du peuple. », a-t-il souligné.
La dotation comprenait également l’ouvrage intitulé « Libellé des préventions en droit congolais : Mémento littéraire pratique ». Cette œuvre, fruit du travail du procureur de la République Julien-Yves Camala Cibaka, constitue un guide précieux, conçu pour accompagner les magistrats dans l’exercice quotidien de leurs fonctions, notamment dans la qualification juridique des faits et la rédaction des actes de procédure.
Après cette étape symbolique et cruciale, les magistrats de la promotion « État de droit », session 2025, devraient être affectés incessamment dans différents offices des parquets civils et militaires à travers le pays.
Une nouvelle génération de magistrats est désormais attendue sur le terrain, avec pour mission impérieuse de renforcer l’administration de la justice et de rapprocher davantage le pouvoir judiciaire des citoyens, garantissant ainsi une justice plus accessible et plus efficace pour tous les Congolais.
FIDEL SONGO