Après le naufrage du MV/MJP survenu mercredi dernier sur le lac Tanganyika, les autorités provinciales renforcent les règles de navigation. Les embarcations de faible tonnage et de type baleinière ne pourront plus naviguer la nuit, tandis que les contrôles techniques, les règles de chargement et le port du gilet de sauvetage deviennent davantage encadrés. Les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes encore portées disparues.
Le gouvernement provincial du Tanganyika a décidé de renforcer les mesures de sécurité sur le lac Tanganyika après le naufrage du bateau MV/MJP survenu mercredi dernier.
La principale décision concerne l’interdiction de la navigation nocturne pour les embarcations de type baleinière et celles de faible tonnage. Cette restriction vise à réduire les risques liés aux déplacements de nuit, particulièrement sur un lac où les conditions de navigation peuvent compliquer les opérations de secours en cas d’accident.
Le bilan provisoire communiqué après le naufrage fait état de 43 rescapés, tandis que plusieurs personnes restent portées disparues. Les recherches se poursuivent afin de retrouver les éventuels survivants ou les corps des personnes toujours introuvables.
Dans un communiqué publié samedi, les autorités provinciales ont également annoncé le renforcement des contrôles techniques des embarcations. Les services chargés de la navigation devront vérifier davantage le respect des capacités de chargement et des normes de sécurité avant les départs.
Une autre mesure concerne les bateaux exclusivement destinés au transport des marchandises. Ceux-ci ne sont désormais plus autorisés à embarquer des passagers. Cette distinction doit permettre d’éviter le mélange entre transport de marchandises et transport de voyageurs dans des embarcations qui ne disposent pas nécessairement des équipements nécessaires à la sécurité des personnes.
Pour les bateaux autorisés à transporter des passagers, l’établissement d’un manifeste exhaustif devient obligatoire. Le document doit permettre de connaître avec précision l’identité et le nombre des personnes présentes à bord avant le départ.
Le port du gilet de sauvetage est également rendu obligatoire pour les passagers et les membres de l’équipage pendant la navigation. Cette mesure constitue l’un des dispositifs essentiels de protection individuelle en cas de chute ou de chavirement.
Le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa, a instruit les services de secours, la Force navale et la Croix-Rouge de renforcer les recherches sur le lac et de prendre en charge les personnes rescapées.
Les autorités appellent par ailleurs les usagers à ne pas emprunter les embarcations qui ne sont pas homologuées ou qui ne respectent pas les normes de sécurité. Cette recommandation intervient dans un contexte où les accidents lacustres restent récurrents dans plusieurs parties du pays.
Le gouvernement provincial avait déjà annoncé des restrictions similaires par le passé. La question de leur application effective reste donc centrale : au-delà des décisions administratives, la sécurité dépendra du contrôle régulier des embarcations, du respect des capacités de chargement et de la discipline des opérateurs.
Le naufrage du MV/MJP remet ainsi au premier plan les conditions de sécurité du transport lacustre sur le Tanganyika, un moyen de déplacement essentiel pour de nombreuses communautés riveraines.
H.A.