Après la mort du lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des Forces armées, et de plusieurs officiers dans l’accident aérien de Kenge, le Parti des Vertus Républicaines (PVR) adresse ses condoléances aux familles et à l’Armée congolaise. Dans un message signé par son président national, Moussa Kalema Sangolo-Zaku, le parti exclut toute récupération du deuil et exige une enquête rigoureuse pour établir les circonstances du drame et en tirer les leçons nécessaires à la sécurité aérienne.
PARTI DES VERTUS RÉPUBLICAINES — PVR
POUR LA RENAISSANCE NATIONALE
MESSAGE SOLENNEL À LA NATION
CRASH DE KENGE : QUAND LA RÉPUBLIQUE PERD SES SERVITEURS, LA NATION TOUT ENTIÈRE EST EN DEUIL
Il est des jours où les mots paraissent trop faibles pour exprimer la douleur d’une Nation.
Il est des moments où le silence lui-même devient un hommage.
Aujourd’hui est de ces jours.
Le Parti des Vertus Républicaines — PVR a appris avec une profonde consternation le tragique accident aérien survenu à Kenge, dans lequel plusieurs compatriotes ont perdu la vie, parmi lesquels le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo, ainsi que plusieurs officiers.
À toutes les familles frappées par cette tragédie, le PVR adresse ses condoléances les plus profondes.
À l’Armée congolaise, il exprime sa solidarité.
À la République, il adresse un message de recueillement.
Et à la mémoire des disparus, il rend hommage.
IL Y A DES HOMMES QUI PASSENT ; IL Y A DES SERVITEURS QUE LA RÉPUBLIQUE DOIT SE SOUVENIR
Une Nation ne se construit pas seulement avec des infrastructures, des institutions ou des textes de loi.
Elle se construit aussi avec des femmes et des hommes qui acceptent de consacrer une partie de leur existence au service de l’État.
Certains servent dans l’anonymat.
D’autres portent l’uniforme.
D’autres encore exercent des responsabilités judiciaires, administratives, diplomatiques ou politiques.
Mais lorsque la mort les frappe dans l’exercice ou à proximité de leur mission, leur disparition devient une affaire qui dépasse leurs familles.
Elle devient une douleur nationale.
Le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi occupait une fonction éminemment républicaine au sein de la justice militaire.
Sa disparition, avec celle des autres victimes, laisse un vide dans leurs familles, dans leurs institutions et dans la communauté nationale.
Le PVR refuse que ces vies soient réduites à un chiffre dans un bilan d’accident.
Derrière chaque victime, il y avait une vie.
Derrière chaque uniforme, il y avait un engagement.
Derrière chaque serviteur de l’État, il y avait une famille.
C’est cette dimension humaine et républicaine que nous voulons rappeler aujourd’hui.
À L’ARMÉE CONGOLAISE : LA NATION VOUS DOIT RESPECT ET RECONNAISSANCE
Nos Forces armées portent une responsabilité immense.
Elles portent le drapeau.
Elles portent la défense de la Nation.
Elles portent, dans les circonstances les plus difficiles, une part essentielle du destin de la République.
La période que traverse notre pays rend cette mission plus exigeante encore.
C’est pourquoi la disparition de plusieurs officiers à ce moment précis est particulièrement douloureuse.
Le PVR adresse à tous les militaires de la République démocratique du Congo un message simple :
Ne vous sentez jamais seuls.
La Nation doit accompagner ceux qui la servent.
Elle doit protéger leurs familles.
Elle doit prendre soin de ceux qui portent son uniforme.
Elle doit honorer ceux qui tombent.
Et elle doit tirer les leçons de chaque drame.
Car l’autorité de l’État ne se mesure pas seulement à sa capacité de commander ; elle se mesure aussi à sa capacité de protéger ceux qui exécutent ses missions.
LA VÉRITÉ N’EST PAS UNE MENACE POUR LA RÉPUBLIQUE : ELLE EN EST UNE PROTECTION
Face à ce drame, le PVR refuse toute conclusion précipitée.
Nous ne voulons ni rumeur, ni accusation sans preuve, ni instrumentalisation d’une tragédie humaine.
Nous voulons simplement la vérité.
C’est pourquoi nous demandons qu’une enquête technique, judiciaire et administrative rigoureuse établisse les circonstances exactes de ce crash.
La République doit savoir.
Les familles doivent savoir.
L’Armée doit savoir.
Les institutions doivent savoir.
Et si des défaillances sont établies, elles devront être corrigées.
Car une enquête véritable ne doit pas avoir pour objectif de chercher artificiellement des coupables.
Elle doit avoir pour objectif de comprendre, établir les responsabilités éventuelles et prévenir la répétition du drame.
C’est cela, la responsabilité républicaine.
LA MÉMOIRE DES MORTS NOUS IMPOSE UN DEVOIR ENVERS LES VIVANTS
Il serait insuffisant de prononcer des condoléances aujourd’hui et d’oublier demain.
La véritable commémoration commence lorsque la Nation transforme une tragédie en enseignement.
Il faut protéger les familles.
Il faut renforcer la sécurité aérienne.
Il faut vérifier les procédures.
Il faut garantir la maintenance et la conformité des appareils.
Il faut établir les responsabilités lorsqu’elles existent.
Il faut surtout faire en sorte que la mort de ceux qui viennent de disparaître ne soit pas inutile.
Que leur disparition serve au moins à sauver d’autres vies.
Voilà le véritable hommage que nous devons leur rendre.
À NOS COMPATRIOTES : DANS LE DEUIL, RESTONS UNE NATION
Le Congo connaît suffisamment de divisions.
Il connaît suffisamment d’épreuves.
Il connaît suffisamment de blessures.
Il n’a pas besoin que même ses morts deviennent l’objet de nouvelles fractures.
En ce jour, le PVR appelle donc au recueillement.
Que personne ne cherche dans cette tragédie un motif de haine.
Que personne ne transforme le deuil en instrument de division.
Que chacun se souvienne que, lorsqu’un Congolais tombe, c’est une partie de la Nation qui est touchée.
La République démocratique du Congo est plus grande que nos divergences.
Elle est plus forte que nos appartenances.
Elle doit être plus durable que ceux qui la servent aujourd’hui.
POUR L’HISTOIRE
Un jour, les générations futures demanderont ce que nous avons fait de notre République.
Elles ne nous demanderont pas seulement combien de discours nous avons prononcés.
Elles demanderont si nous avons su respecter ceux qui ont servi avant nous.
Elles demanderont si nous avons protégé ceux qui servaient encore.
Elles demanderont si, devant les tragédies, nous avons recherché la vérité ou préféré le silence.
Elles demanderont si nous avons su transformer nos épreuves en leçons pour l’avenir.
C’est pourquoi le PVR souhaite que ce drame de Kenge ne soit pas simplement inscrit dans les archives comme un accident parmi tant d’autres.
Que Kenge devienne aussi un rappel à la responsabilité.
Responsabilité de l’État.
Responsabilité des institutions.
Responsabilité des gestionnaires.
Responsabilité de chacun.
Et surtout, responsabilité devant la vie humaine.
LA RÉPUBLIQUE SE SOUVIENDRA
Au nom du Parti des Vertus Républicaines, nous nous inclinons devant la mémoire de toutes les victimes.
Nous adressons nos condoléances aux familles endeuillées.
Nous exprimons notre solidarité aux Forces armées de la République démocratique du Congo.
Nous appelons les institutions compétentes à faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.
Et nous formulons le vœu que les enseignements de cette tragédie contribuent à mieux protéger demain ceux qui servent la République.
Car une Nation digne ne laisse pas ses morts derrière elle.
Elle les porte dans sa mémoire.
Et une République véritable ne se contente pas de pleurer ceux qui tombent.
Elle apprend de leur disparition pour mieux protéger ceux qui restent.
Aujourd’hui, nous nous inclinons.
Demain, nous nous souviendrons.
Et toujours, nous servirons la République.
Que la terre de la République soit douce à ceux qui nous ont quittés.
Que Dieu console leurs familles.
Que leur mémoire demeure dans l’histoire de la Nation.
Que vive la République démocratique du Congo.
Que vive la Nation congolaise.
La République se souvient.
La Nation s’incline.
Le Congo demeure debout.
Fait à Kinshasa, le 26 septembre 2026
Moussa Kalema Sangolo-Zaku
Président National du Parti des Vertus Républicaines (PVR)
Membre du Bureau politique du FCC