Les autorités sanitaires congolaises ont renforcé le dispositif de surveillance à Kinshasa après l’arrivée d’une barge en provenance de la province de l’Équateur. Quatre passagers présentant de la fièvre ont été détectés lors des contrôles sanitaires. Des prélèvements ont été effectués, mais aucun cas de maladie à virus Ebola n’est confirmé à ce stade.
Dès l’accostage de l’embarcation, les équipes sanitaires ont immédiatement activé le protocole de contrôle établi dans le cadre de la surveillance contre la maladie à virus Ebola. Les passagers ont été enregistrés, soumis à une prise de température ainsi qu’à un premier examen clinique.
Les personnes présentant des signes considérés comme suspects ont fait l’objet de prélèvements, lesquels ont été transmis aux laboratoires compétents pour analyse. L’embarcation a également été soumise à une opération de décontamination.
Au cours de ces contrôles, quatre passagers présentant de la fièvre ont été identifiés. Des échantillons ont été prélevés afin de déterminer l’origine de ces symptômes.
Les autorités sanitaires se veulent toutefois prudentes et appellent à ne pas tirer de conclusions avant la publication des résultats des analyses. « Aucun cas d’Ebola n’est confirmé à ce stade », précisent-elles, soulignant qu’il s’agit pour l’instant de simples suspicions.
Les services compétents tiennent également à clarifier l’origine de l’embarcation. Celle-ci est arrivée de la province de l’Équateur, et non de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Aucun lien épidémiologique n’a, à ce stade, été établi entre la situation observée à Kinshasa et la ville de Kisangani.
Les passagers bénéficient d’une prise en charge encadrée
En attendant les résultats des examens médicaux, les passagers concernés bénéficient d’un dispositif d’accompagnement mis en place par les autorités. Ils reçoivent notamment trois repas par jour et disposent de toilettes mobiles ainsi que des commodités nécessaires à leur séjour dans des conditions jugées dignes et sécurisées.
Sur le site d’accostage situé à Maluku, les équipes du ministère de la Santé poursuivent les opérations de surveillance et de suivi sanitaire.
Plusieurs structures sont mobilisées dans le cadre de cette intervention, notamment l’Institut national de santé publique (INSP), le Secrétariat général à la Santé, la Division provinciale de la Santé ainsi que le Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF).
Le dispositif bénéficie également de l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et d’autres partenaires engagés dans la réponse sanitaire.
Face aux inquiétudes susceptibles d’être suscitées par cette situation, les autorités sanitaires invitent la population à conserver son calme et à éviter la propagation d’informations non vérifiées. Elles recommandent de privilégier les communications officielles afin de suivre l’évolution de la situation.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des mesures de préparation et de surveillance mises en place par les différents acteurs de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Elle vise principalement à assurer une détection précoce de tout éventuel cas suspect, à réduire le risque d’introduction du virus dans la capitale et à garantir une prise en charge rapide en cas de confirmation.
FIDEL SONGO