Le ministère de la Justice et le Service national ont exploré, jeudi 24 septembre à Kinshasa, les voies d’un partenariat renforcé pour préparer les personnes condamnées à leur retour à la vie active.
Une rencontre s’est tenue jeudi 24 septembre à Kinshasa entre le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, et le commandant du Service national, le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik. Au centre des échanges : les moyens de mieux préparer les détenus à leur réinsertion socioprofessionnelle une fois leur peine purgée.
Formation, travail et agriculture au menu
Les deux responsables ont passé en revue plusieurs pistes de collaboration. Il a notamment été question de la formation professionnelle à offrir aux personnes incarcérées, ainsi que du développement d’activités productives durant l’exécution des peines. Une attention particulière a été portée à l’éventuelle mise à contribution des capacités agricoles et d’élevage du Service national, qui pourraient bénéficier directement aux établissements pénitentiaires.
Cette approche s’inscrit dans une logique déjà expérimentée ailleurs sur le continent, où le travail agricole en milieu carcéral sert à la fois d’occupation utile pour les détenus et de tremplin financier pour leur sortie.
Le cadre légal rappelé
Si l’ouverture au dialogue a été actée, le ministre Ngefa Atondoko Andali a tenu à poser une limite claire : toute coopération entre les deux institutions devra se faire dans le strict respect des compétences et du cadre légal propres à chacune d’elles. Un rappel qui souligne la volonté d’encadrer juridiquement ce futur partenariat avant sa mise en œuvre.
Les prochaines étapes de cette collaboration n’ont pas encore été précisées.
La Rédaction