Le Conseil des ministres de la SADC a décidé, mercredi, de lever le régime de sanctions qui privait depuis deux ans la République démocratique du Congo de parole au sein de l’organisation régionale. Cette mesure intervient après le règlement des arriérés de contributions statutaires dus par Kinshasa.
C’est une décision qui marque un tournant dans les relations entre la République démocratique du Congo et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Réuni mercredi, le Conseil des ministres de l’organisation régionale a levé les mesures restrictives qui frappaient la RDC depuis avril 2024.
La décision met ainsi fin à une période de près de deux ans durant laquelle Kinshasa était privée de parole au sein des instances de la SADC, en raison d’arriérés de paiement de ses contributions statutaires.
La levée de ces sanctions permet à la RDC de retrouver pleinement sa place dans les mécanismes de décision et de concertation de l’organisation régionale. Elle intervient dans un contexte où la coopération entre les États membres de la SADC demeure particulièrement importante, notamment sur les questions de sécurité, d’intégration régionale et de développement.
Pour Kinshasa, ce retour à la normale constitue également un signal politique important. La RDC peut désormais participer de nouveau aux échanges et aux décisions de la SADC avec une pleine capacité de représentation.
La mesure prise par le Conseil des ministres vient ainsi clore le dossier des arriérés qui avait conduit à l’application des sanctions contre la RDC et ouvre la voie à une participation renouvelée du pays aux activités de l’organisation régionale.
H.A.