L’espoir d’une accalmie durable est de nouveau fragilisé à Mambasa, dans la province de l’Ituri. Après 32 jours sans nouveau cas, 3 nouvelles contaminations à la maladie à virus Ebola ont été signalées dans la zone de santé, dont 2 décès. Cette résurgence intervient alors que les acteurs de la riposte appelaient déjà la population à maintenir la vigilance.
La situation épidémiologique à Mambasa connaît un nouveau retournement. Après plus d’un mois sans contamination signalée, la zone de santé a enregistré trois nouveaux cas confirmés de maladie à virus Ebola.
L’information a été rapportée à l’Agence congolaise de presse par Marie-Noëlle Anotane, coordinatrice de la Société civile du Congo à Mambasa. Selon elle, deux des personnes contaminées sont décédées tandis qu’une troisième poursuit sa prise en charge à l’hôpital général.
Les nouveaux cas ont été identifiés dans deux aires de santé. Un cas concerne l’aire de Mambasa et deux autres ont été signalés dans celle de Salama.
Cette reprise de la transmission intervient après une période particulièrement encourageante pour les équipes engagées dans la riposte. La zone avait franchi le seuil de 21 jours sans nouveau cas, avant d’atteindre 32 jours. Le retour de contaminations au 33e jour rappelle toutefois la difficulté de considérer trop rapidement une situation épidémique comme définitivement maîtrisée.
Pour les acteurs communautaires, cette évolution impose de maintenir les efforts de surveillance. La société civile locale appelle notamment les autorités à renforcer leur implication dans la riposte et les équipes sanitaires à poursuivre leur travail auprès des populations exposées.
La sensibilisation demeure également au centre des recommandations. Les leaders communautaires sont invités à intensifier la communication sur les mesures de prévention et à encourager les habitants à signaler rapidement les cas suspects.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte sanitaire déjà lourd pour l’Est de la RDC. D’autres zones de santé font également face à des cas d’Ebola, ce qui complique le travail des équipes chargées de contenir la propagation du virus.
La situation de Mambasa rappelle surtout l’importance du suivi épidémiologique au-delà des premières semaines d’accalmie. La surveillance des contacts, l’identification rapide des nouveaux cas, la prise en charge médicale et l’adhésion des communautés restent déterminantes pour empêcher la constitution de nouvelles chaînes de transmission.
Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est désormais de comprendre rapidement l’origine de ces nouvelles contaminations et d’empêcher leur extension à d’autres aires de santé.
F.S.