Le ministre délégué des anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a participé ce vendredi à une table ronde consacrée à la situation des enfants affectés par les conflits armés en République démocratique du Congo. Organisée par l’ambassade du Canada à Kinshasa, à l’Hôtel Fleuve Congo, cette rencontre a réuni les autorités congolaises et plusieurs partenaires engagés dans la protection de l’enfance.
À cette occasion, le membre du gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités congolaises de renforcer leur collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux afin d’améliorer la prise en charge des enfants victimes des conflits armés qui persistent dans certaines régions du pays.
Se référant à la mission lui confiée par l’ordonnance présidentielle du 15 décembre 2025, Eliezer Ntambwe a salué l’initiative du gouvernement canadien, estimant que ce cadre d’échanges constitue une opportunité pour évaluer les progrès réalisés, notamment dans le cadre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRSC).
« Nous travaillons en étroite collaboration avec les partenaires pour assurer la protection des enfants. À travers l’ordonnance du 15 décembre dernier, il nous a été confié le rôle de servir de trait d’union entre le gouvernement et les différents partenaires impliqués dans ce processus », a déclaré le ministre délégué.
Il a également souligné que le P-DDRSC évolue sous l’autorité du commandant suprême des Forces armées et que toutes les actions entreprises doivent s’inscrire dans le respect des normes nationales et internationales relatives à la protection de l’enfance.
« Nous remercions l’ambassade du Canada en RDC pour l’organisation de cette rencontre qui nous permet d’évaluer le travail accompli et les défis qui restent à relever », a-t-il ajouté.
Prenant la parole au nom du Groupe technique de travail conjoint (GTTC), le général Mutombo a présenté un état des lieux des avancées enregistrées ainsi que des difficultés auxquelles le gouvernement congolais demeure confronté dans la mise en œuvre des mécanismes de protection des enfants affectés par les conflits armés.
L’auditeur général des FARDC a insisté sur le fait qu’aucune paix durable ne peut être envisagée sans une protection effective des enfants, souvent premières victimes des violences dans les zones en conflit.
Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées à l’intention du gouvernement congolais et de ses partenaires afin de renforcer les dispositifs de protection de l’enfance. Les différentes parties prenantes ont réaffirmé leur engagement à respecter le cadre légal national et les instruments internationaux relatifs aux droits de l’enfant.
Fidel Songo