Cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions, Exodus Lukombo estime que les conditions posées par la coalition Sauver le Congo, proche de l’ancien président Joseph Kabila, en faveur d’un dialogue national organisé en dehors de l’initiative conjointe de la CENCO et de l’ECC, constituent des « subterfuges dilatoires » qui ne contribuent pas au retour de la paix en République démocratique du Congo.
Selon Exodus Lukombo, la multiplication de nouvelles exigences traduit une absence de volonté de soutenir les efforts déjà engagés en faveur d’une solution à la crise sécuritaire qui continue de déstabiliser l’Est du pays. Elle estime que les acteurs politiques devraient plutôt accompagner les initiatives de paix en cours que chercher à les retarder par de nouveaux préalables.
Réagissant également à la posture de l’ancien chef de l’État, Exodus Lukombo soutient qu’une personne condamnée par la justice ne peut se prévaloir du droit de fixer les règles d’un dialogue national. À l’en croire, un éventuel dialogue inclusif n’a ni pour objet ni pour effet d’effacer les poursuites judiciaires ou les décisions rendues par les juridictions compétentes.
« Un dialogue national n’annule ni les poursuites en cours ni les condamnations prononcées par la justice. Le processus politique et les procédures judiciaires relèvent de deux cadres distincts », a-t-elle déclaré.
Cette proche de la majorité présidentielle appelle enfin les différentes parties prenantes à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des considérations politiques, estimant que la paix ne pourra être obtenue qu’à travers un engagement sincère en faveur des initiatives déjà mises en place pour sortir durablement le pays de la crise.
J.E.