À l’approche de l’ultimatum fixé au 15 août 2026 par la coalition C64, le CDCh de Me Blaise Francklin Ibula Mukelenge intensifie sa mobilisation dans la Tshangu. À Kimbanseke notamment, ses bases se déploient autour de la campagne « Tout droit vers le dialogue », qui plaide pour l’ouverture d’un dialogue politique en vue de favoriser la paix et d’améliorer la gouvernance en République démocratique du Congo.
Devant un parterre de militantes et militants de son parti venus de différents recoins de la Tshangu pour la circonstance, Me Blaise Francklin Ibula a rappelé l’objectif de ce rassemblement, qui intervient en prélude à l’appel à la marche pacifique lancé par la coalition C64.

Le président du CDCh a réaffirmé que cette descente sur le terrain s’inscrit dans le cadre de la mobilisation de la population en préparation de la marche prévue prochainement au cas où l’ultimatum du 15 août donné par la coalition n’est pas respecté par le président de la république.
« Notre descente entre dans le cadre de la mobilisation de notre peuple en préparatif de l’activité du 15 août 2026. Vous savez que nous avons fait preuve de bonne foi, certains gestes de bonne foi que la coalition C64 a manifesté à la demande des évêques. Et aujourd’hui, nous attendons toujours ce geste de la part du président de la République. Nous espérons qu’il restera démocrate et qu’il respectera sa parole pour apaiser la situation dans notre pays », a déclaré Me Blaise Francklin Ibula.
Pour le leader du CDCh, le dialogue constitue une occasion d’aborder ensemble les questions qui bloquent le pays, autour d’un arbre à palabres, afin de conjuguer les efforts en vue d’une paix durable, en complément des efforts diplomatiques et militaires qui semblent montrer leurs limites.
« Vous le savez, la guerre à l’Est de la République du Congo dure depuis un bon bout de temps. Les efforts du gouvernement ne sont pas maîtrisés, à minimiser, je veux dire, par rapport à la situation de la guerre à l’Est. Il déploie beaucoup d’efforts sur le plan diplomatique, mais également sur le plan militaire. Mais curieusement, nous remarquons que la solution définitive sur cette option tarde à venir. »

Poursuivant, il estime que le dialogue pourrait permettre de répondre aux souffrances des populations de l’Est et aux questions de gouvernance.
« Alors, c’est dans ce sens-là que nous pensons que pour écouter, sinon stopper, les souffrances de notre population au niveau de l’Est, et en même temps soulager tous les Congolais par rapport aux questions de gouvernance dans notre pays, nous pensons que c’est par un dialogue que très rapidement la paix peut être rétablie à l’est de la République démocratique du Congo, Mais également la situation, les conditions de vie de notre population avec un contrôle, un œil très vigilant de l’opposition peut s’améliorer. »
Le CDCh compte poursuivre la mobilisation de ses bases disséminées dans tout Kinshasa jusqu’au jour de la marche populaire et pacifique qui pourrait intervenir après le 15 août, date butoire de l’ultimatum, et la réunion de la C64 pour fixer la date de la manifestation.
FIDEL SONGO