Surpopulation en milieu carcéral : le vice-ministre de la Justice et le 1er président de la cour de Cassation palpent du doigt la réalité dans la prison de Makala !

Partager

Le vice-ministre de la Justice, Thaddée Mambulau Mbemba, accompagné du premier président de la cour de cassation Elie Ndomba Kabeya, ont effectué ce lundi 25 mars 2024 une visite d’inspection à la Prison Centrale de Makala en vue de s’imprégner de la situation carcérale dans ce centre pénitentiaire.

Me Elie Nomba Kabeya, premier président de la cour de cassation, a fait savoir lundi dernier que le processus de désengorgement de la prison centrale de Makala dans province de Kinshasa, sera bientôt amorcé, suite à la surpopulation augmentée de 100%.

Dans la même journée, Me Elie Nomba Kabeya, en compagnie du vice-ministre de la justice, ont effectué une visite dans ce centre pénitentiaire dans le but de palper de près les réalités auxquelles font face les détenus qui ont été incarcérés sans procès, ni condamnation des juges.

« La prison était construite pour 1500 personnes, mais aujourd’hui la population a augmenté de 100%, il y a des raisons évidentes, car la démographie de la ville de Kinshasa est en expansion, la criminalité est en augmentation, et c’est normal qu’il y est beaucoup de personnes en détention. Mais est-ce que tous ces détenus sont incarcérés de manière régulière ? C’est sur base de ça que je suis venu vérifier cas par cas et voir ce qui sont là de manière irrégulière, comme ça on va voir comment les mettre en liberté mais également vérifier ceux qui ont déjà été condamnés peuvent aller purgé leur peine dans d’autres prison », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter : « nous avons de grandes prisons comme le Centre de détention de Luzumu au Kongo Central et Angenga qui ne sont pas remplies. Pour quelqu’un qui a été déjà condamné à dix ans, au lieu qu’il passe dix ans à la Prison Centrale de Makala et il y en a qui sont en attente d’être jugés, si on l’amène à Angenga pour aller purger sa peine. Il peut même former sur place où il a la possibilité d’être resocialisé que ici à la Prison Centrale de Makala où il sera étouffé où il peut même tomber malade et laisser sa vie ».

Par ailleurs, ces différents problèmes poussent le premier de la haute cour, d’amorcer le processus de désengorgement, afin de stopper momentanément cette surpopulation dans le milieu carcéral, particulièrement à la prison centrale de Makala, avant de trouver une solution adéquate pour mettre un terme à cette situation.

Profitant de cette visite à Makala, Elie Ndomba s’est imprégné d’une affaire selon laquelle un détenu aurait passé 21 ans dans ce centre pénitentiaire sans être jugé.

« Je suis venu pour voir s’il est là, discuter avec lui, savoir s’il relève de quelle juridiction, pourquoi il est là depuis 21 ans sans solliciter qu’il soit jugé. Et je vais suivre ce dossier. Parler c’est bien mais il faut vérifier. Nous sommes des juristes et nous ne parlons pas en l’air. Je veux savoir pourquoi il est là depuis 21 ans. Je suivrai le dossier pour voir où se trouve son dossier et la réponse sera donnée lorsqu’on aura tout vérifié », a promis Elie Ndomba Kabeya.

Pour rappel, lors de la 130ème réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait chargé la ministre de la Justice Rose Mutombo, de travailler en étroite collaboration avec le Conseil supérieur de la magistrature dans le sens de décourager les pratiques des arrestations intempestives par les magistrats du parquet et de lutter contre la surpopulation carcérale.

Japhet Punzu  

Articles similaires

Firmin Mvonde appelé à poursuivre les auteurs des pratiques déviantes à caractère sexuel et...

Le ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba vient d'instruire, ce samedi 15 juin, le Procureur Général près la Cour de cassation d'engager des poursuites contre les personnes qui font l'apologie de l'homosexualité en RD-Congo.

RDC : le ministère public a requis 20 ans de prison pour le pasteur...

Après plusieurs semaines de procès, le ministère public a requis ce lundi le pasteur  Pierre Kasambakana à 20 ans de prison de l’église primitive en RDC, pour viol sur mineure, harcèlement sexuel, mariage forcé et atteinte aux moeurs.

Affaire Fridolin Ambongo : la CENCO réagit et fait le point !(Document)

la CENCO réagit et fait le point