« Les Congolais n’ont rien à faire des déclarations d’un ancien président condamné à mort pour des crimes », réplique Exodus Lukombo, cadre du Collectif des communicateurs et défenseurs des institutions, en réaction aux propos de Joseph Kabila, qui décrit la République démocratique du Congo comme un pays plongé dans le chaos et au bord du gouffre.
Pour elle, l’ancien chef de l’État n’est pas en position de donner des leçons au régime de Félix Tshisekedi. Elle l’invite plutôt à renoncer à tout soutien et à tout financement des mouvements rebelles avant de prétendre juger la gestion du pays.
Exodus Lukombo oppose les dix-huit années de pouvoir de Joseph Kabila aux sept années de Félix Tshisekedi, dont elle défend le bilan, notamment dans la construction d’universités, d’écoles et de routes. À ses yeux, les réalisations de l’actuel président témoignent d’une différence majeure entre les deux régimes.
Alors que les Congolais restent confrontés aux défis sécuritaires et socio-économiques, la communicatrice estime que les déclarations de l’ancien président ne peuvent convaincre sans une clarification de sa position face aux groupes armés. Elle considère que Joseph Kabila devrait d’abord répondre de son propre bilan avant de dresser un tableau alarmant de la situation nationale.