Pour Exodus Lukombo, l’arrestation de Denise Dusauchoy en Tanzanie doit servir de leçon aux Congolais de la diaspora qui insultent le chef de l’État et les autorités, pensant que la distance les met à l’abri de toute poursuite judiciaire.
Réagissant à l’interpellation de la tiktokeuse congolaise en Tanzanie, Exodus Lukombo rappelle que vivre à l’étranger ne signifie pas être au-dessus des lois. Selon elle, il est possible de critiquer le pouvoir et de dénoncer le régime sans recourir aux insultes.
« On peut critiquer le pouvoir, le régime, sans pour autant tomber dans les insultes. Une critique objective existe aussi », soutient-elle.
Dans la foulée, Exodus Lukombo invite ceux qui s’en prennent régulièrement au chef de l’État, à sa famille et aux autorités congolaises à tirer les leçons de cette affaire. Elle cite notamment Péro Luwara, Bibi Kapinga et d’autres acteurs de la diaspora connus pour leurs prises de position très critiques envers le pouvoir.
Pour elle, la justice doit faire son travail lorsque les limites fixées par la loi sont franchies. L’affaire Denise Dusauchoy devrait ainsi, à ses yeux, rappeler que l’exil n’est pas une immunité et que la liberté d’expression ne constitue pas un permis d’insulter.
F.S.