À New York, la République démocratique du Congo demande que les missions de maintien de la paix disposent de mandats et de moyens correspondant aux réalités des zones où elles interviennent. Kinshasa estime que la rationalisation des opérations de paix ne doit pas se traduire par un désengagement face aux crises persistantes.
La question de l’avenir des opérations de maintien de la paix des Nations unies figure parmi les dossiers défendus par la RDC à l’occasion de la 81e Assemblée générale de l’ONU.
Kinshasa a plaidé pour des mandats mieux adaptés aux réalités des conflits et pour des moyens permettant aux missions internationales de remplir effectivement leurs responsabilités.
La RDC accueille depuis plusieurs années la MONUSCO, l’une des missions de maintien de la paix les plus anciennes des Nations unies. Son mandat et son avenir font régulièrement l’objet de discussions au Conseil de sécurité.
La position congolaise intervient dans un contexte particulier. L’Est du pays reste confronté à une situation sécuritaire instable, tandis que plusieurs processus diplomatiques tentent de favoriser une sortie de crise.
À New York, la délégation congolaise défend donc une approche qui tient compte des réalités locales, notamment de la protection des populations civiles et de l’appui aux institutions nationales.
La question des moyens est également centrale. Une réduction des effectifs ou des capacités opérationnelles doit, selon Kinshasa, être évaluée en fonction de l’évolution réelle de la situation sur le terrain.
Cette position intervient alors que l’ONU poursuit sa réflexion sur l’évolution de ses opérations de paix et sur les conditions permettant aux missions de travailler avec davantage d’efficacité.
Pour la RDC, le débat ne doit donc pas uniquement porter sur le coût des opérations internationales, mais également sur les besoins sécuritaires des populations dans les zones affectées par les conflits.
J.E.