Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (CAFCO) a organisé, vendredi 17 juillet, à Kinshasa, un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias sur les agendas « Femmes, paix et sécurité » (FPS) et « Jeunesse, paix et sécurité » (JPS). Cette initiative vise à promouvoir un traitement médiatique plus responsable des questions liées au genre, à la paix et à la sécurité en République démocratique du Congo.
Réunissant des journalistes, des experts ainsi que des représentants des institutions publiques, cette rencontre a permis de sensibiliser les professionnels des médias à leur rôle dans la promotion de l’égalité des sexes, de la cohésion sociale et de la consolidation de la paix.
Représentant le secrétaire général du ministère de la Communication et des Médias, Tina Likula, directrice-cheffe de service des médias individuels, a salué l’organisation de cet atelier qu’elle a qualifié d’important dans le contexte actuel.
« C’est un réel plaisir pour moi de prendre la parole à l’occasion de cet atelier crucial, consacré au renforcement des capacités des professionnels des médias sur l’agenda Femme, Paix et Sécurité (FPS) et Jeunesse, paix et sécurité (JPS). », a déclaré Tina Likula.
Au cours des travaux, les participants ont été édifiés sur les principes d’un traitement médiatique respectueux des droits des femmes, la lutte contre les stéréotypes de genre ainsi que la nécessité d’adopter un langage inclusif dans la production de l’information.
Intervenant au nom du CAFCO, la journaliste Mathy Musau a insisté sur la responsabilité des médias dans la transformation des perceptions sociales.
« Nous, professionnels des médias, pouvons changer l’image de la femme congolaise et valoriser cette image pour son autonomisation, selon les résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies. », a soutenu Mathy Musau.
Dans le même élan, Annie Matundu, experte aux questions liées aux agendas FPS et JPS, a appelé les journalistes à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre les préjugés.
« Les professionnels des médias doivent aider la masse à déconstruire les stéréotypes dans le cadre des agendas FPS et JPS, ainsi qu’à utiliser un langage inclusif et respectueux qui valorise la femme. », a recommandé Annie Matundu.
Les échanges ont également exploré le rôle stratégique des médias dans la prévention des conflits, la lutte contre les discours de haine et la promotion de la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix, conformément aux résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies.
FIDEL SONGO