Ils étaient là, nombreux et déterminés. Ce mardi 15 septembre 2026, les cadres, membres et militants du Congo doit changer (CDCh) ont pris une part active à la marche populaire organisée par la coalition Articles 64 (C64). Derrière leur président national, Me Blaise-Franklin Ibula Mukelenge, ils ont battu le pavé avec un message qui, pour eux, ne souffre d’aucune ambiguïté : pas question de toucher à la Constitution, et pas question non plus d’un dialogue décidé et encadré par le seul pouvoir en place.

Au milieu des manifestants de l’opposition, les couleurs du CDCh étaient bien visibles dès les premières heures de la journée. Des responsables aux simples militants, jeunes et moins jeunes, la mobilisation était à la hauteur de l’enjeu défendu par le parti.
Pour le CDCh, le Congo ne peut ouvrir le chantier d’un changement constitutionnel alors que le pays fait face à une situation sécuritaire particulièrement difficile et que de nombreuses familles restent confrontées à des conditions de vie éprouvantes.
Le président du CDCh et les membres de sa formation estiment que la Constitution ne doit pas devenir une variable d’ajustement des rapports de force politiques. Ils ont ainsi réaffirmé haut et fort leur opposition à toute tentative de changement ou de modification de la loi fondamentale, appelant plutôt les dirigeants à concentrer leurs efforts sur les urgences auxquelles le pays est confronté, notamment la guerre dans l’Est et la situation sociale. Mais pas que.
Le parti, membre de la coalition de la gauche congolaise dirigée par l’honorable Jean-Marc Kabund, conteste également le format du dialogue proposé par le pouvoir. Il reproche au régime en place de vouloir définir seul les contours du processus, les règles de participation et les grandes orientations, au risque, selon lui, de transformer le dialogue en un exercice politique déjà balisé.
Pour le CDCh, un véritable dialogue national ne peut être une affaire réservée à un camp ou organisée selon les seules conditions fixées par ceux qui détiennent le pouvoir. Il doit permettre à toutes les sensibilités politiques et aux différentes composantes de la société congolaise de prendre part aux discussions, dans un cadre permettant de parler franchement des problèmes du pays et de rechercher des réponses acceptées par tous.
C’est dans cette logique que Me Blaise-Franklin Ibula Mukelenge a conduit les siens dans cette mobilisation. Cadres, militants et sympathisants ont ainsi voulu montrer que leur opposition au changement constitutionnel ne relève pas d’une simple déclaration politique, mais d’une position qu’ils entendent défendre publiquement et collectivement.
À cette revendication politique se sont ajoutées les préoccupations sociales. La vie chère, les difficultés quotidiennes des ménages et la persistance de la guerre dans l’Est ont également été dénoncées par les manifestants du CDCh, qui appellent les dirigeants à prendre pleinement leurs responsabilités face aux difficultés auxquelles la population congolaise reste confrontée.
Le CDCh dénonce également les attaques de la Force du progrès, dont son président national et plusieurs cadres ont été victimes. Le parti dénonce par ailleurs la manipulation de l’information, l’intox et les fake news diffusées par certains médias en ligne pro-régime Tshisekedi contre le CDCh, dénonçant une campagne visant à déformer son message et à ternir son image.
Cellule de communication / CDCh