Dans la commune de Bulongo et ses entités environnantes, dans le secteur Ruwenzori, certaines familles sont accusées de procéder à des enterrements clandestins après le décès de leurs proches, en dehors des procédures officielles d’inhumation.
Cette pratique suscite des inquiétudes, notamment en raison des risques sanitaires qu’elle représente. En effet, lorsqu’une personne décédée est suspectée ou confirmée d’avoir contracté la maladie à virus Ebola, la manipulation non sécurisée de son corps peut favoriser la transmission du virus aux membres de sa famille et à d’autres personnes présentes lors des funérailles.
Ces actes sont déplorés par la société civile de Bulongo. Son président, Esimo Lewis, les considère comme une forme de résistance aux efforts de riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE).
Cet acteur de la société civile estime que ces pratiques pourraient également avoir des conséquences néfastes sur la communauté, notamment sur le plan coutumier, lorsque les procédures traditionnelles d’inhumation ne sont pas respectées, c’est qui pourrait entraîner des malédictions. « Nous venons de péchés contre notre coutume et celà peut entraîner des persécutions négatives et néfastes » s’inquiète ESIMO LEWIS
Il craint particulièrement que la manipulation non sécurisée des corps expose les proches et les autres personnes impliquées dans les funérailles à un risque de contamination.
Cette question a également été soulevée lors de la parade de ce lundi 2 novembre à Mutwanga. À cette occasion, les autorités locales ont sensibilisé les participants au respect des mesures de prévention et de lutte contre Ebola, afin de limiter les risques de propagation de la maladie.
Nzangura Kwavingiston