La coopération entre la RDC et la Chine a occupé une place importante à la 28e Conférence internationale minière de Chine, tenue à Tianjin. Les partenaires chinois ont notamment présenté le modèle associant exploitation minière, infrastructures et énergie, avec la Sicomines comme l’un des projets emblématiques de cette coopération.
La relation économique entre Kinshasa et Pékin continue de s’appuyer fortement sur le secteur minier. À Tianjin, les responsables de China Railway Resources ont présenté l’expérience congolaise dans le cadre d’une réflexion sur les nouveaux modèles de développement minier.

Le groupe met en avant une approche combinant « mines, infrastructures, énergie verte et responsabilité sociale ». La Sicomines, projet cuprifère et cobaltifère situé en RDC, a été présentée comme l’un des exemples de cette stratégie.
Selon les chiffres communiqués lors de la conférence, les projets d’infrastructures réalisés dans le cadre de cette coopération couvrent 17 provinces et représentent plus de 1 100 kilomètres de routes.
Le groupe affirme également avoir contribué à la création cumulée de plus de 20 000 emplois en RDC, avec un taux d’emploi local supérieur à 85 %.
La centrale hydroélectrique de Busanga figure également parmi les infrastructures citées. China Railway Resources affirme qu’elle représente environ un dixième de la production électrique nationale et contribue à réduire les émissions de carbone.
Au-delà des chiffres annoncés par l’entreprise, cette présentation illustre l’évolution du débat autour de la coopération minière sino-congolaise : l’enjeu porte désormais de plus en plus sur les infrastructures, l’énergie, l’emploi local et la transformation industrielle.
H.A.