La surveillance des principales épidémies reste au cœur du dispositif sanitaire en République démocratique du Congo. À Kinshasa, une réunion de coordination stratégique multisectorielle s’est tenue lundi 21 septembre 2026 autour du Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Mwamba Kazadi Dieudonné, avec pour objectif d’évaluer la situation épidémiologique et l’efficacité des interventions engagées contre Ebola, le choléra, la rougeole et la Mpox.
À la 38ᵉ semaine épidémiologique, la maladie à virus Ebola demeure particulièrement préoccupante. Les données examinées font état d’environ 7 650 cas, parmi lesquels plus de 3 600 décès, pour une létalité estimée à 48,2 %. Le bilan fait également état de plus de 1 900 guérisons, alors que le dispositif de suivi des personnes ayant été en contact avec des cas atteint environ 79,2 %.
L’épidémie reste active dans 7 provinces, couvrant au total 62 zones de santé. Cette situation impose le maintien d’une surveillance étroite, mais aussi la consolidation des capacités locales de réponse. Dans cette perspective, trois provinces en phase de préparation — Kinshasa, le Nord-Ubangi et le Maniema — font l’objet d’un accompagnement particulier.
Pour ces provinces, les efforts portent notamment sur la disponibilité des moyens nécessaires à une intervention rapide en cas de détection d’un nouveau cas. Les autorités sanitaires travaillent également à l’élaboration et à l’application des plans provinciaux de préparation et de réponse, afin que les mécanismes d’alerte et de riposte puissent être activés sans délai.
La situation n’évolue toutefois pas de la même manière dans toutes les zones touchées. En Ituri, les équipes observent une diminution des cas, alors que le Nord-Kivu reste confronté à une progression. Les interventions se poursuivent dans les deux provinces, avec un renforcement de l’appui apporté aux équipes locales afin de mieux contrôler les foyers encore actifs.
Au cours des échanges, la question de la répartition des efforts de riposte a également été mise en avant. Le Directeur général de l’INSP a appelé à maintenir une mobilisation sur l’ensemble des territoires concernés, en veillant à ce que chaque province et chaque zone de santé affectée dispose de l’accompagnement nécessaire.
La réunion a par ailleurs permis de faire le point sur les autres urgences sanitaires suivies au niveau national. Le choléra, la rougeole et la Mpox restent ainsi intégrés au mécanisme de surveillance multisectorielle. L’objectif est de permettre aux autorités sanitaires d’anticiper les évolutions de ces maladies, d’améliorer la préparation des équipes et de renforcer la capacité de réponse face aux différentes alertes épidémiques à travers le pays.
J.E.