Le Directeur général de l’Institut national de santé publique a dirigé la réunion hebdomadaire de coordination consacrée aux grandes menaces sanitaires du pays. Au menu de cette rencontre multisectorielle, le point sur la semaine épidémiologique 40, avec Ebola, le choléra, la rougeole et la Mpox.
Pour Ebola, le bilan cumulé dépasse les 8 600 cas et les 4 300 décès, soit une létalité de 48,3 %. Plus de 2 500 personnes ont guéri et près de 81 % des contacts sont suivis. Sur les 65 zones de santé touchées, 19 n’ont enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis plus de 42 jours, un signal encourageant. Les participants ont cependant relevé que des contaminations persistent chez les personnes en première ligne de la prévention, ce qui appelle plus de sensibilisation et une meilleure disponibilité des équipements de protection. La surveillance doit être consolidée à Kinshasa et au Nord-Ubangi à titre préventif. En Tshopo, où les cas progressent, l’envoi d’équipes supplémentaires reste la priorité.
Le choléra montre lui aussi une tendance favorable. Environ 2 600 cas ont été notifiés à la semaine 40, un chiffre inférieur à celui de la semaine précédente. Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Katanga et le Tanganyika concentrent à eux seuls plus de 80 % des cas. La vigilance doit rester forte, notamment le long des corridors fluviaux, et une campagne de vaccination synchronisée avec Brazzaville est à l’étude pour mieux protéger les populations exposées.
Du côté de la rougeole, la baisse se confirme après les campagnes de vaccination menées dans trois blocs. On est passé d’environ 700 cas à la semaine 39 à près de 650 à la semaine 40. Le suivi doit se poursuivre pour repérer les zones qui dépassent les seuils d’alerte et ajuster la riposte, en tenant compte du plan de résilience.
Enfin, la Mpox reste sous surveillance, en particulier dans la zone de santé de Luebo, au Kasaï, où des équipes de l’INSP ont été déployées en appui. D’autres provinces ayant signalé des cas, les autorités insistent sur le maintien de la surveillance et des interventions adaptées.
Cette réunion illustre la volonté de s’appuyer sur les données, d’anticiper les risques et de renforcer l’action sur le terrain pour consolider les acquis et freiner la propagation des épidémies en RDC.