Une forte pluie accompagnée de vents violents a causé d’importants dégâts matériels mercredi 30 septembre 2026 à Salamabila, dans le territoire de Kabambare, province du Maniema. Plus de 500 habitations ont été détruites ou endommagées, laissant de nombreuses familles sans abri. Le sinistre s’est produit vers 15 heures dans la commune rurale de Salamabila. Plusieurs ménages ont passé la nuit à l’extérieur, faute de logements encore habitables et de moyens suffisants pour faire face aux conséquences de la catastrophe.
Les dégâts ne concernent pas uniquement les habitations. Plus d’une dizaine d’écoles ont également été touchées, dont 8 écoles primaires, selon la société civile locale. 9 églises ainsi que des bâtiments publics, notamment les bureaux du commissariat de police, ont aussi subi des dommages.
Saidi Vumba, président de la société civile de Salamabila, décrit l’ampleur des pertes enregistrées après le passage de la pluie.
« Après la pluie, nous avons assisté à des dégâts très importants. Plus de 500 maisons ont été complètement détruites, plus de dix écoles ont été touchées, dont huit écoles primaires. Neuf églises ont également été endommagées, ainsi que les bureaux du commissariat de police », a-t-il témoigné.
Les familles sinistrées ont également perdu une partie de leurs biens. Des équipements domestiques et des stocks de nourriture auraient été endommagés ou emportés par les eaux et les vents.
La société civile locale appelle désormais les autorités provinciales et nationales ainsi que les organisations humanitaires à intervenir rapidement. Elle estime que les besoins dépassent les capacités des familles touchées, dont plusieurs sont contraintes de passer leurs nuits à la belle étoile.
« Plusieurs familles ont passé une nuit à la belle étoile. Tout le matériel contenu dans les maisons a été endommagé, ainsi que des stocks de nourriture. Pour nous, c’est un cri d’alarme que nous lançons auprès des autorités », a poursuivi Saidi Vumba.
Les opérations d’évaluation se poursuivent sur le terrain. Le bilan matériel pourrait donc encore évoluer dans les prochaines heures, selon les autorités et les acteurs locaux chargés d’évaluer les conséquences de la catastrophe.
Au-delà des pertes enregistrées dans les ménages, les dégâts causés aux écoles et aux bâtiments publics risquent également de perturber les activités quotidiennes dans cette partie du territoire de Kabambare.
F.S.