Alors que le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël se prolonge, Téhéran continue d’afficher une posture de résistance. Les autorités militaires iraniennes ont averti qu’une nouvelle attaque entraînerait une riposte soutenue contre les bases et intérêts américains dans la région, tandis que le dossier du détroit d’Ormuz reste un levier stratégique majeur.
La confrontation autour de l’Iran connaît une nouvelle phase de tension. Dans des déclarations rapportées par Reuters, le commandement militaire iranien a prévenu que toute nouvelle attaque provoquerait une riposte contre les intérêts américains et que les alliés régionaux de Washington pourraient être considérés comme parties au conflit.
Cette position intervient alors que la guerre a déjà profondément perturbé le trafic maritime et les marchés énergétiques.
Téhéran conserve également une capacité d’action autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations pétrolières mondiales. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que la réouverture du détroit dépendrait notamment du respect des conditions posées par l’Iran.
Sur le terrain régional, les forces houthies au Yémen, considérées comme proches de Téhéran, ont continué leurs opérations contre des cibles saoudiennes. Une attaque impliquant un missile balistique en direction de Riyad a notamment été rapportée, le projectile ayant été intercepté par la défense saoudienne.
Il faut distinguer les capacités revendiquées par les autorités iraniennes des faits indépendamment vérifiés. Mais l’évolution récente montre que, malgré les frappes subies et les difficultés économiques, Téhéran conserve des moyens de pression militaires et stratégiques dans la région.
La résistance iranienne se manifeste également sur le terrain diplomatique : le président Masoud Pezeshkian est attendu à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, offrant à Téhéran une nouvelle tribune internationale.
J.E.