Mpox en RDC : le traitement est gratuit et la prévention reste indispensable, rassure le Dr Dieudonné Mwamba

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Le Directeur général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba, a animé un point de presse hier vendredi 21 mars pour faire le point sur la situation de la maladie à virus Mpox en République Démocratique du Congo. Il a au cours de cet exercice clarifié plusieurs préoccupations soulevées par la population à travers les professionnels des médias, notamment sur la gratuité du traitement, l’efficacité du vaccin et les rumeurs qui entourent cette maladie.

Mpox, traitement gratuit

Face à certaines allégations faisant état de paiements exigés aux malades dans des centres de santé, le Dr Mwamba a été catégorique : « Le traitement de Mpox est totalement gratuit dans les centres de traitement dédiés. Le gouvernement et ses partenaires approvisionnent ces centres en médicaments, en personnel et en matériel nécessaire. Aucune structure ne peut réclamer des frais aux patients. » Il a exhorté la population à dénoncer tout cas d’abus auprès de l’Inspection Générale de la Santé, promettant des sanctions sévères contre les contrevenants.

Interpellé sur la nécessité de renforcer cette disposition par une circulaire officielle, le Directeur général s’est montré ouvert : « Une instruction existe déjà, mais nous allons la rappeler à travers une nouvelle circulaire pour éviter toute ambiguïté. »

Vaccination : protection partielle et mesures préventives toujours requises

À propos de la vaccination, le Dr Mwamba a précisé que le vaccin contre la Mpox est administré en deux doses, espacées de 28 jours. « La première dose offre déjà une protection d’environ 70 à 80 %, mais la seconde est indispensable pour renforcer l’immunité », a-t-il indiqué.

Cependant, cette immunité n’est ni totale ni durable, et des cas de réinfection ont été observés, même si rares. « La vaccination ne dispense pas de l’observance des mesures de prévention. C’est une maladie virale très contagieuse », a-t-il insisté.

Concernant les professionnels du sexe, le docteur a souligné que le vaccin contre Mpox ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles. Il recommande vivement l’usage du préservatif et l’adoption de comportements responsables en matière de santé sexuelle et reproductive.

Mpox peut frapper plus sévèrement les personnes vulnérables

Le Dr Mwamba a rappelé que la Mpox, bien que moins mortelle que le paludisme selon les statistiques globales, demeure une maladie contagieuse et potentiellement grave, surtout chez les personnes vivant avec le VIH ou les enfants atteints de paludisme. « Chez ces patients, la maladie peut évoluer de façon sévère et entraîner des complications graves, voire le décès. »

Il a rejeté les rumeurs selon lesquelles les campagnes de sensibilisation sur Mpox auraient des motivations politiques, rappelant que la prévention et la lutte contre une maladie contagieuse sont une responsabilité médicale et éthique.

Pénurie de vaccins : des nouvelles doses attendues

Enfin, sur la question de la disponibilité des vaccins, le Dr Mwamba a reconnu une insuffisance actuelle au regard de la cible vaccinale nationale estimée à plusieurs millions de personnes. « Les doses disponibles ont été utilisées lors des premières phases de vaccination à Kinshasa et dans les provinces de l’Est. Mais de nouvelles doses sont attendues dès la semaine prochaine, grâce au plaidoyer du ministère de la Santé et de ses partenaires », a annoncé le DG Mwamba.

Le Directeur général de l’INSP a conclu en appelant à la vigilance collective, à la coopération de la population et à la dénonciation de tout abus afin de mieux faire face à cette épidémie.

Pour rappel, La promotion du bien être de la population congolaise et le développement du capital humain sont assurés par la construction de la résilience liée à la sécurité sanitaire.

Pour rappel, l’institut national de santé publique poursuit plusieurs missions dont celle de mettre à la disposition des programmes, de la société civile et des décideurs, l’information, les compétences et un cadre optimal pour assurer efficacement la prévention, la détection et la riposte contre les épidémies et autres urgences sanitaires, et contribuer à la réduction de la charge de la morbidité et de la mortalité en lien avec la couverture santé universelle. À l’INSP, la promotion du bien être de la population congolaise et le développement du capital humain sont assurés par la construction de la résilience liée à la sécurité sanitaire.

Fidel Songo

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