Le projet d’extension de Kinshasa, visant à créer une ville moderne et industrialisée dans la partie est de la capitale congolaise, progresse rapidement. Cette initiative d’envergure, qui s’étendra sur 48 600 hectares à Maluku, a pour ambition de désengorger la ville et d’améliorer les conditions de vie des Kinois. La pose de la première pierre est prévue pour juin prochai
Lors d’une réunion dirigée par la Première ministre Judith Suminwa, le Comité stratégique de supervision du projet a fait le point sur son avancement. Thierry Katembwe Mbala, coordonnateur du comité, a confirmé que des décisions cruciales ont été prises pour garantir le démarrage effectif des travaux.
« Nous avons évalué l’état d’avancement du projet, défini les étapes à venir et validé la feuille de route pour 2025. Plusieurs contrats et partenariats sont en cours de finalisation, et nous avons acté des mesures pour accélérer la mise en œuvre », a-t-il déclaré.
La première phase de l’extension inclura la création d’une zone industrielle, qui devrait générer plus de 10 000 emplois. Elle comprendra également le développement d’une plateforme hospitalière, la mise en place d’un système de transport fluvial avec des bus sur le fleuve, ainsi qu’un projet agro-pastoral.
« La pose solennelle de la première pierre marquera le lancement officiel de plusieurs chantiers structurants, notamment la construction de la cité industrielle et l’amélioration des infrastructures de transport et de santé », a ajouté Thierry Katembwe Mbala.
Un impact économique et social majeur pour la capitale
Le site choisi à Maluku, situé entre la route nationale et le fleuve Congo, représente un emplacement stratégique pour le développement de cette nouvelle zone urbaine. Le gouvernement entend favoriser la sous-traitance locale afin de soutenir les entreprises congolaises et dynamiser l’économie nationale.
L’initiative bénéficie d’un cadre juridique solide, avec l’adoption d’un décret créant et encadrant le Comité stratégique de supervision. Cette mesure, validée lors de la 114e réunion du Conseil des ministres, vise à garantir l’efficacité du projet et sa bonne exécution.
D’un coût estimé à 4 milliards de dollars, la première phase des travaux s’étendra sur cinq ans. Ce projet représente une réponse concrète aux défis de surpopulation et de saturation de Kinshasa, tout en ouvrant la voie à une expansion urbaine structurée et durable.
Japhet Punzu