Kinshasa : une trentaine de jeunes sensibilisés sur la  promotion de la culture de l’information fiable et responsable en période post-électorale !

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En cette ère où la manipulation de l’information et les infox deviennent monnaie courante  à travers notamment les nouvelles technologies, et à la base même de plusieurs conséquences dans la société, la sensibilisation de la masse contre ces pratiques s’avère importante. De fausses informations se répandent ça et là à la vitesse de croisière, et laissent derrière elles des conséquences désastreuses. 

C’est ainsi que, en vue de les outiller des connaissances sur la désinformation, Habari RDC a organisé hier, samedi 22 juin à Kinshasa, dans le cadre de ses activités dénommées “Face aux Jeunes”, une conférence-débat avec les jeunes venus de différentes couches de la ville, sous le thème : « Rôle et implication de la jeunesse dans la promotion de la culture de l’information fiable et responsable en période post-électorale». 

Cet échange avec les jeunes, qui entre dans le cadre de leur participation sur les questions liées à la gestion de l’information, surtout en cette période post-électorale, a connu deux intervenants. L’un, Mr Eddy Yav,  coordonnateur du panel des experts pour la résolution 2250, s’est appesanti, dans son intervention, sur la manière idéale de collecter et relayer les informations, surtout celles orientées vers les questions politiques.

M. Yav a insisté sur quelques interrogations qui sous-tendent une bonne communication : Quoi communiquer, à qui communiquer, l’impact de ce que l’on communique dans la société,…

«Notre intervention à cette rencontre était beaucoup plus figée sur ce que les jeunes doivent faire de l’information. Nous avons voulu que les jeunes connaissent d’abord l’importance de l’information et qu’ils sachent comment informer, à qui partager l’information et quel est l’impact de cette information», a signifié M. Yav. 

Selon cet intervenant, il y a de ces informations susceptibles de ternir l’image d’une personne, et dont on ne peut les partager. « C’est comme les fake news et les sextapes qui sont devenues une gangrène pour le pays. Et nous sommes venus sensibiliser les jeunes en majorité les blogueurs et autres catégories pour qu’ils puissent partager la meilleure information qui soit, celle qui  amène la paix en dehors du processus électoral», a-t-il déclaré.

Sur la question relative à ce que l’on doit réellement communiquer et de quelle manière, l’intervenant a conseillé de communiquer de manière à ce que ce que l’on veut dire ne soit pas pour nuire à l’autre. Cependant, a-t-il souligné, il revient à tout un chacun de chercher à détecter l’intention cachée de chaque communication afin de juger si l’information est bonne ou fausse. « L’intention de la communication est importante pour connaître la bonne information, il faut aussi chercher  à découvrir l’intention de celui qui communique», a-t-il conseillé. 

Zoom sur les différentes formes de la désinformation 

Avant M. Yav, c’était d’abord Mme Elsie Lotendo, Coordonnatrice du mouvement féministe “Biso basi Telema”  et formatrice sur le numérique et sur la désinformation,  qui a exposé sur la désinformation sur l’espace numérique, en donnant quelques astuces pratiques et techniques pour lutter ensemble contre les fausses informations. 

D’entrée de jeu, l’intervenante a expliqué la différence qui existe entre certains termes liés à la désinformation. Il y a, par exemple, la mésinformation qui, selon elle, n’est autre que le fait de partager de fausses informations sans la moindre connaissance. La mal information signifie le fait d’informer dans le but de nuire  et de causer du tort à l’autre, etc. 

À l’en croire, toutes ces catégories de fausses informations ont tous un point commun entre elles, celui de créer la cyber haine, des conflits, des violences, la confusion… cependant, pour ne plus tomber sur ce piège des infox, elle exhorté les jeunes à toujours vérifier avant de partager n’importe quelle information.

Elle a tout de même prier vivement aux participants à la conférence  d’être des ambassadeurs pour la désinformation, en mettant en pratique toutes les connaissances apprises.

«Nous avons échangé avec les jeunes sur ce qu’il faut faire face à une information reçue. Il faut toujours analyser, voir s’il faut partager, vérifier la source de l’information pour ne pas continuer à être victime de la mésinformations qui consiste à partager les informations sans l’intention de nuire. Ce qui est important, il faut analyser l’information quand vous le recevez, vérifier les sources, au moins 5 pour ce rassurer que l’information est vraie, savoir étudier d’autres applications pour voir si l’information est vraie, et aussi savoir critiquer l’information avant de le partager une information», a-t-elle recommandé. 

Fidel Songo 

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