En RDC, l’implication de la femme et la promotion du genre figurent parmi les atouts majeurs pour réussir la lutte contre le Paludisme

Partager

Le paludisme reste l’une des principales causes de décès en Afrique précisément en République démocratique du Congo, touchant particulièrement les femmes et les enfants. Les femmes sont souvent responsables des soins familiaux et sont donc plus exposées à la maladie. De plus, les inégalités du genre limitent l’accès des femmes aux services de santé et à l’éducation sur la prévention du paludisme.

Cette année, avec le thème mondial choisi : « Accélérer la lutte contre le Paludisme pour un monde plus équitable », l’implication de tous devient plus qu’importante.  Particulièrement, les femmes ont un rôle prépondérant dans la lutte contre cette pandémie qui endeuille plusieurs centaines de milliers de familles. D’où, en effet, l’implication de la femme et la promotion de genre dans la lutte contre le Paludisme s’avère indispensable. 

En investissant dans l’autonomisation des femmes et en garantissant l’égalité des sexes, il est fort possible de réduire considérablement l’impact du paludisme.Cela surtout dans le sens où les femmes jouent un rôle clé dans la prévention de la maladie en veillant à ce que leurs familles utilisent des moustiquaires imprégnées d’insecticide et en consultant rapidement un professionnel de santé en cas de symptômes.

Il est démontré aujourd’hui que promouvoir les femmes et garantir l’équité de genre sont des éléments essentiels à ne pas négliger pour vaincre  cette bataille de la lutte contre le Paludisme. 

Cependant, en adressant les disparités sociales et économiques, il est possible d’améliorer l’accès aux méthodes de prévention, aux traitements et à l’éducation. Ce qui sauvera des vies et renforcera encore plus des communautés plus saines et plus résilientes. 

En outre, en encourageant la participation des femmes dans la recherche et la prise de décisions en matière de santé, la RDC peut  améliorer la pertinence des politiques et des programmes de lutte contre le paludisme.

 Souvent marginalisées dans ces processus, les femmes ont une connaissance précieuse des besoins et des réalités sur le terrain.

En fin de compte, il est démontré en ce jour que promouvoir l’égalité de genre dans la lutte contre le paludisme est non seulement une question de justice sociale, mais également un moyen efficace de sauver des vies et de renforcer la résilience des communautés face aux maladies. Il est donc essentiel de placer les femmes au cœur des efforts de lutte contre le paludisme pour garantir des progrès durables.

Alors que le paludisme continue de sévir dans de nombreux coins du pays, il est crucial de reconnaître l’importance de promouvoir l’égalité des sexes pour lutter efficacement contre cette maladie. 

Les femmes, en tant que principales pourvoyeuses de soins dans de nombreuses sociétés, sont souvent les premières touchées par le paludisme. Elles sont également confrontées à des obstacles supplémentaires tels que le manque d’autonomie et de pouvoir de décision en matière de santé. En investissant dans leur éducation et leur autonomisation, l’on peut arriver à renforcer leur capacité à protéger leur propre santé et celle de leur famille.

En outre, impliquer activement les femmes dans la sensibilisation et la prévention du paludisme peut contribuer à accroître l’efficacité des interventions. Leur expérience et leur connaissance des réalités locales sont des atouts précieux pour concevoir des stratégies adaptées aux besoins des communautés. Il est donc essentiel de créer des espaces inclusifs où les voix des femmes sont entendues et prises en compte.

D’ailleurs , à cette même occasion en marge de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Paludisme qui se fête le 25 avril de chaque mois, les communautés touchées par le paludisme et la société civile membres du réseau CS4ME ont à travers une déclaration commune interpellé les gouvernements sur l’urgence de prendre en compte non seulement l’importance de l’intégration et du genre et l’engagement communautaire dans les interventions de lutte contre le paludisme qui devient une réalité.

Ce qui vient encore une fois approuver qu’en promouvant une culture de l’égalité des genres au sein des programmes de lutte contre le paludisme, nous pouvons créer des changements durables et significatifs. En brisant les stéréotypes de genre et en promouvant l’égalité des chances, nous pouvons contribuer à la construction de sociétés plus justes et résilientes face aux maladies. Ensemble, en unissant nos forces et en nous engageant à promouvoir l’égalité, nous pouvons vaincre le paludisme et améliorer la santé et le bien-être de tous.

Fidel Songo 

Articles similaires

Kinshasa : PNLP et ISA renforcent les capacités de 29 journalistes membres du groupe...

Le paludisme reste la première cause de morbidité, de mortalité et d’hospitalisation en République démocratique du Congo, mais surtout pour les enfants de 0 à 5 ans ainsi que les femmes enceintes. Depuis quelques années, la RDC figure sur la tête d’affiche des pays les plus palustres. Elle est deuxième en Afrique et troisième au monde après l’Inde et le Nigeria.

Haut-Katanga : Ouverture de la revue annuelle des activités de lutte contre le VIH/SIDA...

Ouverture ce lundi 13 mai 2024 par le Ministre Provincial de la Santé du Haut-Katanga, le Professeur Docteur Joseph Nsambi Bulanda des assises de la revue annuelle des activités de lutte contre le VIH SIDA 2023 organisées à Lubumbashi. le Programme National de Lutte contre le SIDA, PNLS avec SI PEPFAR sont des partenaires qui ont financé pour la réussite de cette activité. Tenue du 13 au 17 mai soit 5 jours ouvrables, cette revue réunit toutes les 26 Provinces congolaises pour réfléchir sur les stratégies d'éradiquer le VIH SIDA d'ici à 2030 en République Démocratique du Congo en général.

S.O.S : le Dr Julia Mbwamulungu entre la vie et la mort !

le Dr Julia Mbwamulungu entre la vie et la mort