Dans le cadre d’une vaste campagne nationale visant à promouvoir la santé sexuelle et reproductive auprès de la jeunesse congolaise, le Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive, en sigle RJSSR, a organisé, le samedi 21 juin dernier, une conférence universitaire à l’université Bel Campus, située dans la commune de Limete, à Kinshasa. Cet événement, qui a réuni des experts en santé sexuelle et reproductive, des journalistes et des universitaires, était placé sous le thème évocateur : « Droits en santé sexuelle et reproductive : s’informer et agir ».
En effet, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre le RJSSR, le Programme National de la Santé de l’Adolescent (PNSA), le Centre des jeunes Sidiki Coulibaly et l’organisation Marie Stopes RDC. Elle vise à outiller les étudiants en journalisme et communication afin qu’ils deviennent à la fois vecteurs et défenseurs des messages fondés sur les droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR).
Face à la recrudescence des grossesses non désirées, des infections sexuellement transmissibles, des avortements clandestins et d’autres pratiques à risque, la sensibilisation devient une nécessité urgente. À ce propos, Mme Irène Mukubabili, assistante technique au PNSA et l’une des intervenantes, a souligné que « Dans notre pays, les adolescents et les jeunes sont confrontés à divers problèmes de santé sexuelle. Pour y faire face, ils ont besoin d’une information fiable ».
Elle a rappelé qu’en activité depuis 2003, ce programme national s’efforce de répondre aux enjeux cruciaux tels que les rapports sexuels précoces, le mariage précoce, les IST, le VIH et la toxicomanie.
L’un des objectifs phares de cette conférence était de renforcer les capacités des étudiants à produire des contenus médiatiques responsables, tout en leur offrant un espace de réflexion et d’expression autour des défis liés aux DSSR. « Nous sommes venus leur faire comprendre qu’ils ont un rôle à jouer. Ils peuvent non seulement se protéger, mais aussi informer les autres », a expliqué Gaëtan Mutombo, enseignant universitaire impliqué dans l’initiative.
Une émission participative spéciale a également été proposée afin de donner la parole aux jeunes sur des sujets encore trop souvent relégués au rang des tabous.
Du côté des participants, la réaction fut des plus enthousiastes. « Nous avons appris énormément, notamment sur ce qu’est une sexualité responsable et protégée », a confié Apocalypse Konye, étudiant à Bel Campus.
En somme, cette approche pédagogique et la liberté de ton adoptée ont été largement saluées pour avoir permis aux jeunes de se sentir pleinement concernés.
Fort du succès de cette étape, le RJSSR envisage d’étendre sa campagne à d’autres établissements universitaires à travers le pays. L’ambition est claire : mobiliser les futurs professionnels de la communication en faveur des droits en santé sexuelle et reproductive, et les former à devenir des acteurs du changement au sein de leurs communautés.
FS


