En vue d’atteindre les objectifs du plan stratégique national 2024-2028 du PNLP/RDC : les entreprises du secteur privé et de l’Etat membres de la CIELS renforcent leurs liens de coordination pour lutter ensemble contre le paludisme

Partager

L’engagement et l’implication des entreprises privées est primordial et reste l’une des solutions en faveur de la lutte contre le paludisme en RDC.

 C’est pour cette raison que le Programme National de Lutte contre le Paludisme en RDC en collaboration avec la Coalition lnterEntreprises de lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et le Paludisme (CIELS) et de l’Association Nationale des Établissements Publics et Entreprises du Portefeuille (ANEP), avec l’appui d’Impact Santé Afrique (lSA) ont tenu à Kinshasa,  le jeudi 11 avril dernier, la réunion trimestrielle d’échange entre le PNLP et le secteur privé et entreprises en faveur de la lutte contre le paludisme en RDC. 

 En effet, à en croire M. Constant Kobite, membre du PNLP, qui décrivait le contexte des assises, il était question au cours de cette activité de faire la restitution de ce qu’a été la réunion tenue au mois de novembre 2023 et, également, de présenter les activités qui devaient être intégrées dans le plan stratégique national 2024-2028 du PNLP. Le tout, dans l’objectif d’assurer une coordination qui doit réellement exister entre le secteur privé des entreprises qui luttent contre le paludisme, avec le PNLP.

Cette réunion avait pour objectif général de renforcer la collaboration entre le secteur privé et le PNLP dans la lutte contre le paludisme. Au cours de celle-ci, il a été question également question de mobiliser les entreprises privées à continuer la lutte contre le paludisme en 2024-2028 à travers des actions fortes et à haut impact ; présenter aux membres de la CIELS les stratégies pour la lutte contre le paludisme en 2024- 2028 ; Présenter au PNLP les activités menées par les entreprises membres de la CIELS en faveur de la lutte contre le paludisme en 2023 et durant le 1er trimestre 2024(Q1-2024). 

 Tour à tour, les entreprises membres de la CIELS ont restitué quelques réalisations faites dans leurs espaces de travail respectifs en faveur de la lutte contre le paludisme et leurs perspectives d’avenir avant la tenue de la prochaine réunion trois mois après.

D’abord, c’était le représentant du secrétaire général de la coalition interentreprises de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le Paludisme, M. Maximilien Nkiesolo qui, dans son intervention, a reconnu, d’entrée de jeu, le danger imminent que représente le paludisme au sein des entreprises, préjudiciant même le bon fonctionnement de celles-ci. Il a, de ce fait, rassuré de la disponibilité de la CIELS à accompagner comme il se doit les entreprises privées comme celles de l’Etat dans la bataille en faveur de la lutte contre paludisme en milieu professionnel. 

« Il était question de faire une restitution de ce qu’a été la réunion que nous avions tenue le 24 novembre 2023, et aujourd’hui il fallait présenter les activités qui devaient être intégrées dans le plan stratégique national 2024-2028 du PNLP. Nous avons dévoilé certaines activités que nous avons retenues en ce qui concerne la prévention du paludisme au sein des entreprises, ainsi que certaines activités de prise en charge. Parce que nous avons estimé qu’il fallait renforcer la prévention pour que les gens puissent savoir comment se prévenir contre la malaria et que nous puissions avoir moins de malades de la malaria dans nos hôpitaux. C’est pour ça que nous pouvons d’ici 2030 atteindre nos objectifs qui nous ont été fixés pour avoir un pays sans malaria », a-t-il indiqué.

 M. José Lomboto Ekomela, médecin chef de service hygiène et santé publique aux lignes maritimes congolaises, a restitué les actions menées au sein de cette entreprise de l’Etat en faveur de la lutte contre le paludisme.

 « On a parlé des stratégies pour la lutte contre le paludisme, cas de la ligne maritime congolaise. Ce qu’il faut retenir est que durant cette année, on a déjà eu à réaliser plusieurs activités ayant trait au paludisme. On a commencé par la pulvérisation intra domiciliaire dans nos sites de Kinshasa, et on a attendu pour faire les autres cités dans la partie Ouest et de la partie sud du pays. On a aussi commencé avec la sensibilisation. Et ce mois d’avril nous allons faire un parcours participatif qu’on a dénommé  » cité Palu, ligne maritime congolaise  », qui aura 4 stands. Dans le premier stand, on parlera des connaissances générales ; le deuxième on parlera des aspects liés à la prévention ; dans le troisième on parlera des aspects liés aux diagnostics ; et enfin on va parler de tout ce qui a trait au traitement », a rappelé ce personnel soignant de LMC.

Fidel Songo

Articles similaires

Kinshasa : PNLP et ISA renforcent les capacités de 29 journalistes membres du groupe...

Le paludisme reste la première cause de morbidité, de mortalité et d’hospitalisation en République démocratique du Congo, mais surtout pour les enfants de 0 à 5 ans ainsi que les femmes enceintes. Depuis quelques années, la RDC figure sur la tête d’affiche des pays les plus palustres. Elle est deuxième en Afrique et troisième au monde après l’Inde et le Nigeria.

Haut-Katanga : Ouverture de la revue annuelle des activités de lutte contre le VIH/SIDA...

Ouverture ce lundi 13 mai 2024 par le Ministre Provincial de la Santé du Haut-Katanga, le Professeur Docteur Joseph Nsambi Bulanda des assises de la revue annuelle des activités de lutte contre le VIH SIDA 2023 organisées à Lubumbashi. le Programme National de Lutte contre le SIDA, PNLS avec SI PEPFAR sont des partenaires qui ont financé pour la réussite de cette activité. Tenue du 13 au 17 mai soit 5 jours ouvrables, cette revue réunit toutes les 26 Provinces congolaises pour réfléchir sur les stratégies d'éradiquer le VIH SIDA d'ici à 2030 en République Démocratique du Congo en général.

En RDC, l’implication de la femme et la promotion du genre figurent parmi les...

Le paludisme reste l'une des principales causes de décès en Afrique précisément en République démocratique du Congo, touchant particulièrement les femmes et les enfants. Les femmes sont souvent responsables des soins familiaux et sont donc plus exposées à la maladie. De plus, les inégalités du genre limitent l'accès des femmes aux services de santé et à l'éducation sur la prévention du paludisme.