Sur l’initiative du PNLP et de ISA/ Kinshasa : 20 organisations de la société civile formées sur le plaidoyer pour la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la lutte contre le Paludisme en RDC !

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Du lundi 26 au mercredi 28 février 2024, 20 Organisations de la société civile ont été formées sur les plaidoyers pour la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la lutte contre le Paludisme en République démocratique du Congo. Un atelier organisé par le programme national de lutte contre le Paludisme en partenariat avec Impact santé Afrique. Durant les trois jours, les participants ont bénéficié des connaissances sur le programme et les stratégies y afférentes en vue de mettre fin à la malaria, considérée aujourd’hui comme la première cause de morbidité, d’hospitalisation et de mortalité au Congo. Ce colloque qui a eu lieu à Kinshasa s’inscrit dans le but d’atteindre des résultats susceptibles d’élever le niveau de connaissance des OSC sur le plan stratégique national de lutte contre le paludisme (PSNLP) 2024-2028 et sur la Stratégie de communication sur le paludisme.

Au terme de leur apprentissage, les OSC ont ensemble élaboré un plan d’action comprenant différents types de messages tout en les définissant par rapport au plaidoyer. Ils ont également mentionné quelques actions concrètes à poser une fois dans leurs entités respectives afin d’accompagner au mieux les relais communautaires (RECO) dont notamment, l’intégration de la rémunération des RECO dans le budget de l’État ; la collecte des besoins des RECO, etc…

Cependant, les actions de plaidoyer sont toutes à adresser aux décideurs directs comme indirects dans un délai allant de mars à septembre, dans l’objectif de réduire sensiblement le taux du paludisme en RDC d’au moins 70% d’ici 2028.

« Le PNLP et ISA ont organisé cet atelier pour le renforcement des capacités des organisations de la société civile en vue de leur apprendre le plaidoyer et les stratégies du programme. Nous avons martelé sur la politique nationale de lutte contre le paludisme tout en insistant sur nos stratégies idoines : la prévention, la prise en charge des cas et la surveillance, basées sur un socle de la communication sur la lutte contre le Paludisme. Notre plan stratégique a aussi un gap à combler, c’est ainsi que nous avons formé les responsables des OSC pour aider le programme à faire un plaidoyer, notamment sur la prévention, la prise en charge, la surveillance et sur la communication», a circonscrit Mme Clarisse Mbo du Programme national de la lutte contre le Paludisme.

En suite, elle a exhorté tous les participants membres des OSC d’élaborer un plan d’action dans chaque rayon d’action respectif en faveur de la lutte contre le Paludisme en identifiant d’abord le besoin de la communauté, à partir de quoi va se porter le plaidoyer afin d’obtenir gain de cause pour les communautés.

Brison Ibaya, coordonnateur de l’action pour le développement des milieux défavorisés, une organisation de la société civile, a livré ses impressions après avoir pris part aux trois trois jours de formation : « Je suis très content d’avoir participé à cet atelier au cours duquel nous avons appris beaucoup de choses. Nous avons été renforcés en capacités en rapport avec les données épidémiologiques du programme national de la lutte contre le Paludisme. Également, nous avons été armés sur les techniques de communication qui pourront nous aider à bien mener notre plaidoyer sur terrain. Nous avons également vu les étapes et processus de plaidoyer accompagné de l’exercice sur comment mener un plaidoyer sur terrain. Avec toutes ces techniques apprises, nous sortons de cette formation avec des informations fiables à mettre en œuvre pour élaborer le plan d’action et à bien mener nos actions de plaidoyer sur terrain afin d’améliorer la situation et la communication sur la lutte contre le Paludisme », a-t-il déclaré.

Pour couronner le tout, les participants membres des OSC ont reçu des brevets qui attestent leur participation à cet atelier. À cet effet, les OSC ont ensemble réitéré leur engagement de continuer à œuvrer pour la sensibilisation de la population en faveur de la lutte contre le Paludisme en République démocratique du Congo.

À rappeler que le paludisme est parmi les premières causes de morbidité de la population en RDC dont les plus vulnérables restent les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes. En 2022, l’on a noté en RDC au moins 27 millions de cas confirmés de paludisme et plus de 25 mille morts. Avec ces chiffres, la RDC devient le deuxième pays le plus touché par cette maladie au niveau de l’Afrique et le troisième au monde après l’Inde et le Nigéria. Cependant, en ce jour, l’élimination du paludisme fait partie des Objectifs de Développement Durable (ODD) du pays, et que pour faire reculer cette endémie, l’engagement et l’implication de tous sont primordiaux, y compris les Organisations de la Société Civile.

Fidel Songo

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